Le PJD trace des règles de conduite à ses membres

Le PJD trace des règles de conduite à ses membres

Le Parti de la justice et du développement (PJD) renforce le contrôle sur ses élus. Mustapha Ramid, membre du secrétariat général du PJD, et président de la commission centrale de la transparence et de la moralité au sein du parti, a présenté, dimanche 14 mars, à Rabat, le Pacte de la transparence et de la moralité du PJD. A l’occasion de l’ouverture des travaux du deuxième forum national des élus locaux du PJD, M. Ramid a affirmé que le Pacte trace un ensemble de règles de conduite devant être respectées en consécration des valeurs de la moralité et des principes de la transparence. Selon le PJD, le Pacte puise son fondement du réferentiel islamique du PJD puis du programme politique général du parti. Il concerne en général les membres du PJD et ses responsables et plus particulièrement ses députés et ses élus locaux. Le Pacte se base sur cinq principes fondamentaux. Le premier principe se rapporte à l’obligation des membres du parti islamiste de respecter les principes, les orientations et les règlements intérieurs du parti. Le respect des règles de la moralité est le deuxième principe. Le membre du PJD doit s’abstenir, dans ce cadre, des actes de corruption et d’escroquerie. Il est appelé également à assumer sa fonction pour la satisfaction de l’intérêt général et non pas pour la réalisation des objectifs personnels, familiaux ou partisans. Le Pacte interdit, en outre, aux membres d’utiliser les outils publics à des fins personnelles. Les élus doivent également assurer la protection des biens publics et garantir l’équité vis-à-vis des services offerts aux citoyens. Le Pacte invite, aussi, les membres du parti à ne jamais recevoir des récompenses, des cadeaux ou des dons en contrepartie des services qu’ils rendent aux citoyens à travers leurs fonctions. Le troisième principe du Pacte concerne le respect des valeurs de la transparence. L’élu PJD doit s’engager à respecter la transparence en ce qui concerne les mécanismes de prise et de motivation des décisions. Il s’engage aussi à présenter toute information nécessaire au questionnement d’un membre faisant l’objet de soupçons. Le Pacte recommande également, dans ce cadre, l’adoption des systèmes de transparence financière et administrative au sein des instances du parti. Le respect des systèmes de questionnement, quatrième principe, encourage le renforcement de la culture du questionnement équitable et l’évaluation objective et régulière des travaux des membres et des instances du parti. Le Pacte de la transparence engage le parti à assurer un système d’audit et de contrôle externe des transactions financières du parti. Le cinquième principe concerne la prévention contre l’enchevêtrement des intérêts. Le Pacte exige, ainsi, aux membres la déclaration de tout intérêt économique, financier ou commercial ayant un rapport direct avec la fonction du membre. Le membre du PJD doit également s’interdire de participer à la prise d’une décision s’agissant d’un don, d’un service ou d’une transaction concernant un membre de sa famille ou des associés ayant des intérêts commerciaux avec lui. Concernant les objectifs, le Pacte affirme qu’il trace les lignes rouges à ne pas franchir. Il vise, dans ce cadre, la détermination des critères de comportement requis pour les membres PJD. Il vise, en outre, la garantie du fonctionnement transparent des instances du parti et le renforcement de l’environnement de la moralité. Le Pacte ambitionne, également, l’immunisation des membres du PJD et le renforcement des procédures préventives contre la corruption. Il est question pour le parti islamiste de mettre fin, aussi, à l’individualisme et aux interprétations individuelles des décisions et des initiatives. Le Pacte de la transparence et de la moralité a confié la mission de la mise en œuvre de ses dispositions à la commission centrale de la transparence et de la moralité du parti. Ainsi, en cas de non-respect des dispositions du Pacte de la transparence et de la moralité, cette commission entamera une enquête sur les membres concernés et établira un rapport qu’elle rendra à la commission disciplinaire du parti. Et c’est cette dernière qui devra décider de la sanction à infliger aux membres qui enfreignent les règles internes du parti.

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