Le privé associé à la gestion des grands dossiers

Une convention d’entente fixant le cadre du partenariat entre secteurs public et privé de l’économie a été signée, mardi après-midi, à Skhirat. Le document qui a été paraphé par le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane et par Mohamed Horani, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), engage les deux parties à œuvrer de concert et en association pour réaliser des objectifs tirés du «programme du gouvernement et de la Vision 2020 de l’organisation patronale». Il stipule que les contractants se concerteront et coopéreront étroitement pour concrétiser des objectifs arrêtés par une commission paritaire dont une première réunion est annoncée pour les prochains jours. Des sous-commissions seront créées afin d’authentifier les actions sectorielles à entreprendre.
Selon un communiqué de la CGEM, «l’événement cristallise un nouveau tournant dans l’engagement des secteurs public et privé pour un essor économique et social durable» et vise à «asseoir les bases de la confiance mutuelle et de la concertation régulière sur les dossiers économiques».
L’organisation patronale annonce que les priorités définies  sont l’éducation, l’enseignement et la formation professionnelle, la recherche-développement et l’innovation; la diffusion des TIC, la justice et le climat des affaires, l’investissement, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ainsi que la compétitivité des entreprises. Des commentateurs ont estimé que la finalité de ce choix est de restaurer la confiance entre l’administration et l’entreprise à un moment où il est opportun de mettre à profit les gains d’image réalisés à la suite de l’ouverture démocratique du Maroc.
La CGEM parle pour sa part de gouvernance rénovée entre les secteurs public et privé. Elle ajoute que cet objectif suppose d’associer les  entrepreneurs au pilotage des «grands dossiers à fort enjeu économique», implique le co-pilotage et requiert des instances mixtes de gouvernance. Mais surtout il exige la déclinaison par région des démarches nationales et une meilleure prise en compte des besoins des entreprises, les PME notamment.
Abdelilah Benkirane a fait état de la même volonté de restaurer la confiance en affirmant que le gouvernement n’est pas «l’ennemi de l’entreprise, mais qu’il est à son service comme il l’est de l’intérêt général». L’Etat ne saurait s’opposer au bien-être des citoyens, bien au contraire il s’engage à y travailler, a-t-il ajouté avant de lancer : «Enrichissez-vous, je vous y invite tant que votre démarche est légale et saine car je suis convaincu que votre enrichissement est la juste récompense de votre prise de risque et de vos efforts et qu’il a également des retombées bénéfiques sur le reste de la société». Le chef de gouvernement a assuré l’assistance de ce que le temps de la tracasserie administrative est révolu et que la volonté du gouvernement est au contraire de faciliter les procédures présidant à l’investissement.
D’autant plus que la tâche est immense et que les opportunités offertes à l’investissement sont quasiment vierges, a-t-il déclaré, en faisant état de l’exemple du Qatar, où il a effectué récemment une visite,  qui souhaite investir massivement au Maroc. «Le Royaume bénéficie d’une réputation sans pareille dans le monde, apprenons ensemble- secteurs public et privé – à la traduire en faits et en coopération bénéfiques pour nous et pour nos partenaires dans le monde». «Nous sommes tous des Marocains, nous constituons une même famille, nous sommes tous  embarqués sur le même bateau», a martelé Benkirane. «Employons-nous tous ensemble à ce qu’il vogue vers plus de progrès», a-t-il conclu.

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