Le projet de réception du Polisario à l’Assemblée nationale française tourne à la mascarade

Le projet de réception du Polisario à l’Assemblée  nationale française tourne à la mascarade

Une véritable tempête s’annonce au Palais Bourbon, à la veille d’une rencontre très controversée. L’initiative d’un député communiste d’accueillir, jeudi 19 juin dans le même Palais, une délégation du Polisario présidée par l’ancien geôlier Mahfoud Ali Beïba provoque une véritable levée de boucliers chez les députés français. Comment le Palais Bourbon, berceau de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, peut-il aujourd’hui accueillir des personnes poursuivies actuellement pour des crimes contre l’Humanité ? L’affront est sans précédent. L’initiateur de cette «première», qui n’est autre que le flamboyant député communiste Jean-Paul Lecoq, prête le flanc à une véritable volée de bois vert.
Première réaction en chaîne contre cette «perle», elle nous vient du président même de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française, en l’occurrence le député UMP Axel Poniatowski. «L’action du Parti communiste français est inappropriée. C’est inopportun», a-t-il fustigé. L’agitation du parti gauchiste, qui continue de se nourrir aux mamelles d’une idéologie fossilisée héritée de la guerre froide, est vigoureusement condamnée. «L’action (du PCF) est avant tout une opération politique qui lui permet d’exister et de se différencier», a martelé M. Poniatowski, qui s’est étonné de «l’agitation et de l’activisme» de ce parti en faveur du Polisario qu’il a qualifié de «reliquat de la guerre froide». Déplorant que le PCF soit resté «enfermé dans le courant de pensée qui était celui de la guerre froide», M. Poniatowski a rappelé que la proposition marocaine d’autonomie avait été approuvée par la communauté internationale. Mais cette approbation, ajoutée au plébiscite dont jouit cette initiative à l’échelle interne du Royaume du Maroc, n’est, paraît-il, pas entendue de cette oreille. Le PCF français, avec quelques députés du parti des Verts français, semblent redécouvrir la fameuse politique de la fuite en avant. Celle-là même où le Polisario, avec son mentor algérien, puise chaque jour que le bon Dieu fait pour justifier l’injustifiable.
Mais passons, car il y a plus grave. Le député communiste, qu’on ne nomme plus (par charité), ne s’est pas tenu à ce stade de l’hérésie, et de la malhonnêteté. Dans la tentative (mesquine) de gonfler la liste des participants à la pseudo-conférence qu’il prévoit, jeudi prochain au Palais Bourbon, il s’est permis de cocher des noms de députés sans prendre leur avis. Une députée socialiste française vient de crier au scandale en découvrant que le député «rouge» (très rouge) a greffé son nom sur cette liste. Réagissant à cette escroquerie, elle a fait part, lundi dernier, de son «immense surprise» de voir son nom figurer sur la liste des députés appuyant l’organisation d’une conférence sur le Sahara à l’Assemblée nationale française. «Je me permets de vous indiquer que j’ai découvert avec surprise mon nom sur cette invitation. Or, je ne suis pas une force vivante», a précisé la députée PS Marietta Karamanli, qui a critiqué l’initiative (cavalière) de monsieur le député communiste. Ce dernier, connu pour son zèle (très intéressé) dans le soutien des causes chimériques, risque aujourd’hui de se retrouver seul avec les geôliers du Polisario, dont outre Mahfoud Ali Beiba, Mohamed Sidati, l’auto-bombardé «ministre» de soi-disant Relations du Polisario avec l’Europe.

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