Le réseau terroriste démantelé au Maroc visait le bureau du Parlement européen à Bruxelles

Le réseau terroriste démantelé au Maroc visait le bureau du Parlement européen à Bruxelles

Un symbole fort de l’Union européenne était dans le collimateur du réseau terroriste qui vient d’être démantelé à Fès et à Nador. Selon des informations rapportées hier par les médias bruxellois, le réseau qui était en collusion avec l’ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé en 2005 Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique, projetait des attaques contre le bureau du Parlement européen. Le GSPC, qui est implanté en Algérie, multipliait ces derniers temps les menaces contre l’Europe «impie», et ce qu’il considère les «suppôts » de l’Occident «dépravé» qui ne seraient autres que les régimes du Maghreb arabe. Le réseau de 11 personnes qui vient d’être mis hors d’état de nuire planifiait également des attaques contre un édifice prestigieux d’une chaîne hôtelière de renommée internationale, connu pour être le QG des députés européens accrédités auprès de la Représentation parlementaire de l’UE. L’information, rapportée hier par la Radio belge VRT, n’a été ni confirmée ni infirmée par les services belges. Réagissant à l’annonce du démantèlement du réseau par les services de police marocains, les autorités belges ont affirmé n’avoir pas été mis au courant de l’existence de ce réseau. Le parquet fédéral, le ministère de la Justice, et le ministère des Affaires étrangères ont affirmé ne pas avoir été informés par les autorités marocaines, ajoutant qu’ils n’ont appris la nouvelle que par le biais des médias. Il y a lieu de rappeler que les autorités belges avaient manifesté la même attitude dans l’affaire du Belgo-marocain Abdelkader Belliraj, actuellement en détention à la prison civile de Salé, en compagnie d’une trentaine de personnes soupçonnées d’appartenir au réseau Belliraj qui aurait planifié des attaques terroristes contre des personnalités marocaines  en vue, dont des ministres, des hauts gradés des Forces armées royales, et des Marocains de confession juive. Le nouveau réseau démantelé à la tête duquel se trouverait un MRE installé à Bruxelles vient ainsi remettre la Belgique sur le devant de la scène. Contactée hier par ALM, une source basée à Bruxelles a affirmé que le Marocain de Belgique avait été arrêté au Maroc au mois de février dernier. Le «cerveau» présumé de ce nouveau réseau aurait été arrêté au moment de l’interpellation des 35 membres du réseau Belliraj. Mais des responsables marocains, cités par la MAP, ont exclu tout lien supposé entre les deux réseaux, relevant que le nouveau réseau était «en relation avec des filières d’acheminement de volontaires en Irak et aux camps de l’Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique» en Algérie. Selon les mêmes responsables, «ce réseau (…) projetait (également) des actes terroristes au Maroc». Simplement, les mêmes responsables n’ont pas révélé les cibles marocaines potentielles des attaques terroristes qui auraient été planifiées par le réseau. Plus encore, l’identité des 11 suspects interpellés dans le cadre du démantèlement de ce  réseau n’a pas été révélée. Ces derniers qui ont été appréhendés à Fès et à Nador seront auditionnés dans les prochains jours par le juge antiterroriste près la Cour d’appel à Rabat.
Avec le démantèlement de ce nouveau réseau, surgissent plusieurs zones d’ombre quant à l’origine des terroristes basés principalement en Belgique. Les activistes d’Al Qaïda ont-ils choisi Bruxelles comme tête de pont de leur «guerre sainte» contre l’Occident «athée» ?

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