Le retour des «limogés» ?

Les partants n’étaient pas des non méritants. Leur limogeage s’est plus apparenté à des solutions de facilité, voire parfois à des règlements de comptes internes. Certains départs ont aussi obéi à des impératifs politiques.
Sur la dizaine de partants, seuls deux ou trois pourraient faire un retour, si l’USFP reconduit l’alternance. En tête des plus cités, Khalid Alioua, que bien des observateurs politiques placent parmi les Premiers ministrables, semble avoir le vent en poupe.
Au moins, il ferait partie de l’Exécutif et pourrait même décrocher un grand ministère. En dépit de ce que peuvent lui reprocher les uns et les autres, Khalid Alioua a fait preuve de persévérance et d’innovation. Vint ensuite Habib Malki. Ecarté, nous dit-on, pour des raisons de conflit de compétence et d’immixtion répétée dans des chasses gardées. Cet économiste de talent pourrait revenir à la gestion gouvernementale.
L’histoire du rapprochement avec Fkih Basri et Noubir Amaoui fait partie du passé et Si Habib est resté fidèle à sa raison d’être. Mais les deux ou trois postes de ses goût et compétence pourraient faire l’objet de marchandages et d’arrangements politiques. Ce qui ferait pencher la balance en sa défaveur et rester sur la touche, en attendant des jours meilleurs. L’outsider, du côté de la Gauche, n’est autre que Mohamed Saîd Saâdi. Celui par qui le plan d’intégration de la femme a vu le jour. Il a été évincé pour plaire aux courants conservateurs. On lui reprochait d’aller trop vite. Mais le Maroc a aussi besoin de secousses. On pourrait faire appel à lui. Mais pour un autre poste. Larbi Ajoul, un autre type bien, a été élu député à Tiznit. Mais les responsabilités gouvernementales ne semblent pas son fort. Prototype du militant sincère, effacé et sans ambitions personnelles, il préfèrerait travailler, tel un soldat inconnu. Aïcha Belarbi se complairait dans sa fonction d’ambassadrice. Côté Parti de l’Istiqlal, il y a très peu de chance qu’on fasse appel à des revenants.
Ni Abdelouahad Fassi, jugé trop mou. Ni Youssef Tahiri ou Usfpéiste, qui n’ont pas une réputation d’être intégrés à l’appareil politique ou docile à ses décisions. Seul revenant possible, Mohamed Larbi Messari pourrait rempiler et se contenter d’un ministère comme celui de la culture, s’il est créé à part entière.
Au Rassemblement national des indépendants, une tendance similaire pourrait prévaloir. Tazi Alami et Aziz Housseini, ambassadeur rappelé de Qatar, risquent de répondre absent, sans aucun appel conséquent.

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