Le Sahara comme modèle

Régionalisation. Le Souverain avait tenu à réitérer cette détermination, en soulignant combien il était nécessaire de faire preuve de solidarité pour permettre aux populations sahariennes «de rattraper les occasions perdues à cause du colonialisme, et de rejoindre la marche de développement intégré, engagée par le Maroc libre et unifié». L’option était donc prise pour l’adoption d’une démarche de développement régional intégré, en vertu de laquelle la région ne se réduit pas à ses seules structures et dimensions administratives mais constitue, plutôt, un espace propice au développement intégré, évoluant en synergie avec la région et pour la région». Un développement qui, pour les provinces sahariennes, devra s’appuyer sur la promotion de la pêche, l’exploitation du sous-sol, l’artisanat, le tourisme et l’élevage. Avec, bien évidement, tout l’intérêt qui doit être consacré à l’éducation, la formation, la culture et l’environnement, toujours en synergie avec le développement économique et l’emploi des jeunes. S.M. le Roi s’est engagé à suivre personnellement la préparation du projet de plan de développement intégré des provinces du Sud sahariennes. Parce que le Souverain tient, comme il l’a souligné lui-même dans son discours, «à ce que ce processus fasse l’objet de consultations aussi larges que transparentes avec les gens de la région et tout ce qu’elle compte comme conseils élus, comme jeunesse, comme instances, associations et élites intellectuelles et sociales». L’expérience des provinces du Sud constituera un laboratoire d’essai pour cette nouvelle dynamique que le Maroc tente d’imprimer à son développement. Un test dont la réussite devra servir de modèle de développement global, avec la synergie créée par le développement régional.

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