Le secrétaire général de l’ONU appelle à la reprise des négociations sur le Sahara dans le cadre du processus de Manhasset

Le secrétaire général de l’ONU appelle à la reprise des négociations sur le Sahara dans le cadre du processus de Manhasset

La résolution 1754 contestée par le Polisario depuis son adoption le 30 avril 2007 par le Conseil de sécurité n’a pas été réellement appliquée. Le SG de l’ONU a pris note de ce constat et l’a souligné dans le nouveau rapport qu’il a soumis, mardi dernier, au Conseil de sécurité. Dans ce rapport, présenté à la veille de la réunion du Conseil de sécurité le 26 octobre, le SG de l’ONU a recommandé « une application plus effective de la résolution 1754 ». Cette résolution, adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité, a non seulement salué « les efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc », mais  insisté pour que ces efforts soient pris en considération « pour aller de l’avant ». La résolution, qui a mis aux aboies le Polisario, l’Algérie et l’Afrique du sud, au point d’avoir mis en doute la crédibilité du Conseil de sécurité, demande aux parties au conflit « d’engager des négociations de bonne foi sans conditions préalables, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois ». Or, les seuls « développements survenus » auxquels la résolution onusienne fait mention concernent bel et bien la proposition marocaine d’octroyer aux provinces sahariennes une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume. Le présent appel de Ban Ki-moon résonne ainsi comme un « rappel à l’ordre» à l’adresse du Polisario, et par ricochet l’Algérie, la véritable partie au conflit, pour se conformer à la résolution 1754, qui définit clairement le cadre et l’esprit dans lesquels doivent se dérouler les négociations en vue de parvenir à une solution politique juste et durable.
Les négociations, auxquelles appelle cette résolution, lancées le 18 juin 2007 à Manhasset, en banlieue new-yorkaise, ont buté sur l’intransigeance du Polisario et, plus clairement, sur l’interprétation qu’il veut donner du «droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», oubliant, à l’insu de son plein gré, que l’autonomie constitue en soi une forme d’autodétermination puisqu’elle donne aux habitants des provinces sahariennes le droit de gérer eux-mêmes leurs affaires.
Le Polisario, téléguidé par Alger, ne veut toutefois rien entendre à cette évidence, continuant à s’accrocher bec et ongles au « Plan de règlement » au cercueil duquel la résolution 1754 a planté le dernier clou. L’appel insistant du SG de l’ONU pour se conformer aux dispositions de cette résolution est très significatif, il souligne la nécessité d’engager de « réelles négociations » pour tourner la page du conflit. Le troisième round, qui devrait se dérouler à Genève mais dont la date n’a pas été encore précisée, devrait être l’occasion de saisir l’opportunité historique qu’offre le Royaume pour débloquer la situation. Le Polisario, et son tuteur algérien, sont encore une fois appelés à mettre de côté toute option d’indépendance et saisir l’enjeu de la proposition d’autonomie qui s’avère, jour après jour, l’alternative incontournable à l’impasse. Les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume ne pourront continuer à tourner le dos aux appels de la communauté internationale, qui a déjà pris cause et fait pour l’offre marocaine.
Après Paris, Madrid, Washington, c’est au tour de la Grande-Bretagne de se prononcer ouvertement en faveur de l’initiative marocaine. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler que 121 députés britanniques, issus de tous les partis que compte ce pays, ont récemment exprimé leur soutien à l’offre marocaine. Le Polisario peut-il continuer
de faire cavalier seul ? Une chose est sûre : les séparatistes sont aujourd’hui plus que jamais isolés.  

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