L’effondrement de la thèse séparatiste du Polisario se confirme

L’effondrement de la thèse séparatiste du Polisario se confirme

L’Union européenne partage la position du Royaume quant à la suite à donner au processus de négociations sur le Sahara. «L’Union européenne estime qu’un retour à la situation précédant l’adoption de la résolution 1754 du 30 avril 2007 constituerait un revers majeur pour la perspective d’un règlement de ce conflit», a averti, à l’issue des travaux de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, l’ambassadeur de France auprès de l’ONU, Jean-Maurice Ripert, dont le pays assure la présidence de l’UE. Le diplomate, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, a ajouté qu’un retour à la case départ du processus de Manhasset «ferait également perdurer une situation inacceptable pour les populations, notamment dans les camps de réfugiés». Faisant sien l’appel contenu  dans la résolution 1813 du Conseil de sécurité pour engager des négociations de fond, l’UE a exhorté dans sa déclaration les parties au conflit à «faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis». Ces termes se retrouvent déjà dans les conclusions de l’ancien médiateur onusien Peter van Walsum, lequel a estimé dans son rapport présenté devant le Conseil de sécurité le 30 avril 2008, que l’option de «l’indépendance» prônée par le Polisario et l’Algérie était «irréaliste» et « irréalisable». Le même son de cloche est relevé dans une récente lettre adressée au chef du Polisario par la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice. Dans ce message, la diplomate américaine a appelé le Polisario à «œuvrer avec la délégation marocaine en vue de trouver un règlement au conflit», sachant que le Royaume a mis sur la table des négociations une proposition saluée par le Conseil de sécurité: l’Initiative marocaine pour négocier un statut d’autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine. Dans le même message, la secrétaire d’Etat américaine a affirmé que les Etats-Unis œuvrent pour une accélération du processus de règlement «compte tenu des défis auxquels est confronté l’ensemble du Maghreb».
La même préoccupation maghrébine se retrouve dans la déclaration européenne, exprimée à l’issue de l’adoption de la résolution de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU. «Pour l’Union européenne, la construction d’un Maghreb uni, stable et intégré reste largement subordonnée à une solution du conflit du Sahara», a déclaré l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, qui s’est félicité que la résolution de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU «ait pu être adoptée par consensus». La déclaration européenne, à laquelle se sont associées également la Turquie, la Macédoine, l’Albanie et l’Ukraine, salue, d’autre part, «l’engagement des parties à continuer à faire preuve de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue, afin d’entrer dans une phase plus intensive de négociations» en prenant en considération «les efforts et développements réalisés depuis 2006, afin d’assurer la mise en œuvre des résolutions 1754, 1783 et 1813 et le succès des négociations». Le 13 octobre 2008, lors de la signature entre le Maroc et l’Union européenne du Statut avancé, celle-ci «s’est particulièrement félicitée des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement politique négocié entre les parties, sous les auspices des Nations unies».

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