L’engagement du Maroc

La dernière décennie a été marquée par de nouvelles problématiques et des phénomènes préoccupants touchant un grand nombre d’enfants menacés par la maltraitance et toutes formes d’exploitation abjecte, particulièrement l’exploitation économique et sexuelle.
Cette décennie a également connu un nombre important de conventions internationales pour les droits de l’enfant, faisant du bien-être de l’enfance un projet incontournable dans toute politique de développement d’une nation.
En juin 1993, le Maroc ratifie la convention des Nations unies relative aux droits des enfants. Cette convention stipule que l’enfant, doit grandir dans un milieu familial, un climat de bonheur et être élevé dans les idéaux proclamés dans la charte. Elle insiste sur l’épanouissement de l’enfant dans un environnement sain prémuni de toute contrainte ou obstacle susceptible de gêner son développement harmonieux. La même année Feu Hassan II avait décidé d’ériger le Congrès national des droits de l’enfant en observatoire national des droits de l’enfant (ONDE). Sous la présidence de SAR la Princesse Lalla Meryem , cet observatoire se penchera sur la stratégie à suivre pour l’exécution de la convention onusienne. La création du «Parlement de l’enfant» en 1999 confirme cette donne. De même, à l’appel de SAR la Princesse Lalla Meryem, l’année 1999 a été décrétée année de lutte contre la maltraitance. Dans ce cadre, l’Observatoire National des Droits de l’Enfant a créé depuis novembre 1999 un Centre d’écoute et de Protection des enfants victimes de maltraitance, doté d’un téléphone vert.
Lors de la réunion annuelle des Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO, ayant eu lieu récemment à Paris, la présence de la princesse a été saluée par le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsura en guise de reconnaissance de son engagement en faveur des actions que mène l’UNESCO. La population au Maroc frôle les 30 millions de personnes dont 70% sont âgées de moins de 25 ans. Selon le ministère chargé de la condition de la femme, la protection de la famille et de l’enfance et de l’intégration des handicapés, les enfants âgés de moins de 18 ans sont à peu près 11.276.000, soit 39% de l’ensemble de la population. En 2004, leur nombre serait de 10.959.000, soit 35,9%. Que de raisons pour consacrer davantage d’importance à l’enfance dans notre pays.
Outre les directives royales et les intenses activités de la princesse Lalla Meryem, l’amélioration de la condition de l’enfant a également bénéficié d’une meilleure implication des collectivités locales, et ce, grâce à la politique de décentralisation engagée par le Maroc, en vue de résorber les déséquilibres entre les régions et entre les milieux urbain et rural, de satisfaire les spécificités locales et promouvoir le développement local.
Et grâce à l’environnement favorable marqué par la libéralisation économique et politique, l’on dénombre plus de 30 000 associations au Maroc, opérant dans les domaines économique, social et culturel. Le dynamisme de la société civile et son implication massive dans les projets sociétaux a constitué un atout majeur dans la promotion et la protection des droits de l’enfant. Leur rôle d’avant garde en matière de sensibilisation et de plaidoyer, mettant la lumière sur les différentes atteintes aux droits de l’enfant, mérite d’être souligné. Il a permis de jeter la base d’une profonde réflexion en vue d’élaborer les stratégies adéquates à même de répondre à certains besoins spécifiques. Les efforts du Maroc tendent vers l’instauration d’un véritable partenariat avec les ONG et les autres composantes de la société marocaine.

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