L’enquête au point mort

L’enquête au point mort

L’enquête sur l’assassinat du Marocain Hicham Mandari retrouvé mort dans un parking de la localité de Mijas, au sud de l’Espagne, continue son cours normal. Mais, jusqu’à aujourd’hui, rien n’a encore filtré sur les pistes privilégiées par les enquêteurs. Ce qui est normal étant donné que le juge d’instruction chargé de l’affaire en a décrété le secret de l’enquête.
Toutefois, selon la presse espagnole, la Garde civile et la police nationale, qui mènent l’enquête conjointement grâce à une cellule créée pour faciliter la coordination entre les deux services de sécurité, n’ont pas encore privilégié une piste concrète. Pour le moment, l’enquête demeure axée sur les personnes qui faisaient partie de l’entourage de la victime ainsi que tous ceux qui ont pu avoir un contact direct avec lui en Espagne. C’est dans ce cadre que les enquêteurs ont convoqué des Marocains résidant dans la région d’Almeria et qui fréquentaient le défunt ainsi que des citoyens espagnols dont des journalistes qui étaient en contact avec lui.
En tout cas, pour le moment, il semble que l’enquête piétine ce qui explique le silence de la presse espagnole sur cette affaire. Les dernières spéculations des journaux espagnols remontent au mois de septembre dernier lorsque certains organes de presse avaient parlé de l’existence de pistes concrètes que la police espagnole privilégiait. Ainsi, le quotidien « La Razon » avait affirmé, citant des sources « informées » dont il n’avait pas révélé la nature, que la balle utilisée dans l’assassinat de Mandari pourrait être d’origine israélienne. Quelques jours après, un autre quotidien, « El Diario Montanes », avait prétendu que « la munition employée par les auteurs du crime est de calibre 9 millimètres, très habituelle sur le marché noir international, ce qui fait que la recherche maintient plusieurs hypothèses, qui vont du règlement de comptes, étant donné les nombreuses affaires troubles dans lesquelles il (Mandari) avait été impliqué, jusqu’à une exécution sélective ». La dernière « révélation » de la presse espagnole à ce sujet a été faite par un autre quotidien espagnol qui estime que la police serait presque sûre de l’implication des deux gardes du corps russes qui accompagnaient Hicham Mandari et qui s’étaient évaporés après sa mort.
En tout cas, ce qui est certain, pour le moment, c’est que l’enquête sera longue, puisque les services de sécurité espagnols sont décidés à enquêter sur toutes les pistes possibles et à convoquer toutes les personnes ayant côtoyé la victime ou travaillé pour elle tant en France qu’en Espagne.

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