Les Américains multiplient les éloges sur la gestion des droits de l’Homme au Maroc

Les Américains  multiplient les éloges sur la gestion des droits de l’Homme au Maroc

Après la reconnaissance de Genève, c’est le sacre à Washington. Au lendemain de la publication du rapport 2007 du Conseil onusien des droits de l’Homme où le Maroc a décroché la palme, celui que vient de diffuser le Département d’Etat américain résonne comme un signal encore plus fort et autrement encourageant aux efforts déployés par le Royaume sur le terrain des droits de l’Homme.  Le rapport américain, présenté mardi dernier à Washington par la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, a mis le Maroc au pinacle des pays où la situation des droits de l’Homme s’est nettement améliorée durant l’année 2007. «Le Maroc a mis en œuvre des mesures importantes durant l’année 2007, permettant la progression des droits de l’Homme», relève le rapport du Département d’Etat, qui sera soumis, comme le veut une tradition américaine annuelle, à l’appréciation du Congrès des Etats-Unis, à titre de « baromètre » sur l’engagement des Etats à respecter les droits de la personne humaine. S’agissant des mesures évoquées, le Département d’Etat en veut pour exemple la révision du Code de la nationalité, en vertu duquel la femme, et au-delà de l’origine et de la confession de son conjoint, a acquis le droit d’attribuer la nationalité marocaine à ses enfants. Un précédent dans le monde arabe et islamique. Autre mesure, soulignée par le Département d’Etat, pour étayer son constat, il s’agit de la transparence dont a fait preuve le Royaume sur le dossier des violences domestiques. «Le Maroc a publié des statistiques sur la violence domestique, et mis en service de numéros verts pour les victimes de la violence conjugale dans une vingtaine de centres à travers le pays». Au-delà de la femme, le Département d’Etat américain souligne un indicateur hautement significatif sur l’évolution politique dans le Royaume : la transparence dans laquelle s’est déroulé le scrutin législatif du 7 septembre 2007. «Dans le cadre du processus plus large des réformes initiées au Maroc, fait constater le Département d’Etat, les élections parlementaires de septembre étaient transparentes». Le même Département en veut pour preuve l’implication des associations nationales et étrangères dans le suivi de l’échéance électorale précédente. «En septembre, un engagement civique général en faveur de la promotion des droits de l’Homme s’est reflété dans l’organisation d’élections législatives qui ont été suivies par des associations nationales et étrangères», souligne le rapport. En ce qui concerne le dossier des disparitions, ou celui encore de la torture, le Département d’Etat se félicite de n’avoir enregistré «aucun cas de disparition forcée». Le rapport a rappelé également que le Royaume avait promulgué, en mars 2006, une loi contre la torture et mis en place un dispositif important pour l’amélioration des conditions de détention dans les prisons. Dans le même esprit, il y a lieu de noter que le Maroc a autorisé, en 2007, des observateurs indépendants des droits de l’Homme, y compris des représentants d’organisations de défense des droits de l’Homme nationales et internationales, de la presse et du Comité international de la Croix-Rouge, à visiter des prisons à travers l’ensemble du pays, dans l’objectif d’évaluer les conditions de vie et d’écouter les doléances des prisonniers.
Maintenant, en ce qui concerne le deuxième volet du rapport,  à savoir la liberté de pensée, de conscience et de religion, le Département d’Etat a affirmé que le Royaume continue d’encourager la tolérance et le respect entre les religions, relevant que la liberté religieuse est garantie par la Constitution marocaine. Le Royaume, un pays de grande tradition d’accueil, continue de traiter ses citoyens, autant que ses hôtes, en dehors de toute distinction de couleur, de culture ou de religion. 

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *