Les avocats marocains demandent à l’Algérie de les autoriser à acheminer l’aide aux séquestrés de Tindouf

Dans une lettre adressée au chef du gouvernement algérien, par le biais de l’ambassade d’Algérie à Rabat, l’Association a demandé l’autorisation de faire parvenir des denrées alimentaires et des produits pharmaceutiques aux séquestrés "en attendant que le siège qui leur est imposé soit levé et qu’ils puissent regagner la mère-patrie, le Maroc".

"Nous avons accueilli avec une grande peine les informations relayées aux niveaux national, régional et international en provenance de Tindouf, soumis à l’autorité de votre gouvernement, à propos du blocus et des conditions dramatiques que vivent les séquestrés marocains depuis des décennies et qui ont empiré dernièrement au point d’être menacés de faim et d’épidémies", déplorent les avocats marocains dans cette lettre, dont copie est parvenue lundi à la MAP.

Cette situation tragique, souligne la lettre, a été confirmée par plusieurs parties, aux plans local et international, dont le témoignage de M. Claude Moniquet, président du Centre européen de recherches, d’analyse et de conseil en matière stratégique, dans son rapport présenté aux Nations Unies, ainsi que ceux de M. Antonio Gutierrez, haut commissaire pour les réfugiés, et de Mme Tanya Warburg, directrice de l’ONG britannique "Freedom for All".

"Indépendamment de toute orientation politique, partant des liens de citoyenneté qui les unit à leurs frères sahraouis séquestrés à Tindouf et par devoir national, dix mille avocats marocains ne peuvent tolérer la persistance de cette situation préjudiciable, de manière criarde, aux droits élémentaires de l’Homme, à sa dignité et à sa liberté", assure l’Association.

Les avocats marocains s’estiment enfin "plus interpellés que les organisations internationales pour venir en aide à leurs frères séquestrés".

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