Les bons fruits du Plan Maroc Vert

Les bons fruits du Plan Maroc Vert

L’agriculture marocaine est au meilleur de sa forme. En effet, entre les conditions climatiques favorables, les efforts déployés par les agriculteurs et l’engagement permanent et constant du département de l’agriculture, jamais le secteur ne s’est mieux porté. À ce titre, le bilan de l’excellente campagne agricole bouclée en ce mois de septembre fait état de la seconde production record de céréales, après celle de 2009, avec 97 millions de quintaux et d’une production record de blé tendre qui a atteint 52 millions de quintaux. Pour sa part, la production des semences certifiées a atteint 1,6 million de quintaux avec des prévisions, pour la prochaine campagne, de 2 millions de quintaux (voir encadré page 5). Par activité, les différentes filières affichent des performances tout aussi satisfaisantes.

Cultures sucrières: Une mobilisation fructueuse

Poursuivant un rythme ascendant, la production de la betterave à sucre, au titre de la campagne 2012-2013, est estimée à 2,2 millions de tonnes, soit une embellie de 40% par rapport à l’année précédente et ce grâce à une augmentation de la superficie de près de 20% et à l’amélioration du rendement de 8% (60 t/ha contre 55 t/ha). Pour sa part, la production prévisionnelle de la canne à sucre est estimée à 560.000 tonnes contre 510.000 tonnes en 2011-12 soit une augmentation de près de 10%.

Autant de bons résultats qui témoignent de l’effet porteur des efforts conjugués des agriculteurs et du département de l’agriculture. Ce dernier a effectivement, en addition à la poursuite du soutien à l’utilisation des semences mono germes, mis en œuvre l’application de la deuxième tranche de l’augmentation du prix de la betterave à sucre, soit une hausse de 35 DH/t, en plus l’augmentation appliquée lors de la campagne 2011-12 qui était de 45 DH/t, soit un total de 80 DH/t et du prix de la canne à sucre  avec une hausse de 25 DH/t, en plus de l’augmentation appliquée lors de la campagne 2011-12 qui était de 25 DH/t, soit un total de 50 DH/t.

Ces mesures ont permis de créer une nouvelle dynamique dans ce secteur. A noter que cette augmentation des prix à la production survient à un moment où les cours mondiaux affichent une tendance baissière. Aussi, les premiers résultats ont démontré que 70 à 75% de la superficie de betterave à sucre sont mécanisés utilisant la semence mono germe soutenue à hauteur de 700 DH/unité. Automatiquement, cela se traduit par l’augmentation significative des rendements.
Aussi, conscient de l’importance et déterminé à améliorer le taux de couverture de la consommation du sucre par la production nationale pour atteindre 62%, comme consigné dans le contrat-programme signé avec la Fimasucre en avril 2013, le département de l’agriculture met en place dès la campagne 2013-14 une subvention pour le renouvellement des plantations de canne à sucre avec un rythme annuel de 5.000 ha. Le montant de cette subvention est estimé à 6.000 DH/ha. 

En outre, le contrat-programme vise à améliorer des rendements pour atteindre une moyenne de 64 t/ha pour la betterave et de 80 t/ha pour la canne à sucre. Sur l’aval de la chaîne, l’objectif est d’atteindre une augmentation des capacités effectives de traitement des sucreries de 20.000 t/jour. Ainsi, ces capacités passeront de 42.500 t/j actuellement à 62.500 t/j à l’horizon 2020.

Élevage : L’amélioration génétique rapporte gros

Traduisant des conditions climatiques favorables, la production laitière devrait réaliser une croissance de 8 à 10% pour atteindre 2,8 milliards de litres en cette campagne agricole. Aussi, cette croissance a été aussi le résultat des efforts d’amélioration génétique du cheptel bovin par l’insémination artificielle et les importations des vaches de race pure dont l’effectif total importé depuis 2008 est de près de 90.000 vaches.
À ce niveau, la demande des agriculteurs est soutenue grâce aux subventions à l’acquisition des races pures et des exonérations à l’importation et l’importation de génisses a permis d’augmenter le cheptel de reproducteur amélioré de plus de 200.000 femelles.

Toujours dans les efforts d’augmentation de la productivité, en 2013 près de 160.000 doses de semences animales ont été importées pour l’insémination artificielle du cheptel bovin. Entre 2009 et 2013, la production a augmenté de 40%. L’importation des vaches de race pure profite également à la production de viande. Ceci s’ajoute aux importations de taurillons destinés à la production de viande dont les importations totales depuis mars 2010 ont atteint 40.000 têtes grâce aux mesures de suspension des droits de douane et de la baisse de la TVA à l’importation de 20 à 10%. Ainsi, la filière affiche une croissance prévisionnelle de la production de viande de 5% par rapport à l’année précédente, soit près de 490.000 tonnes en 2013. La filière avicole connaitra, en cette campagne, une stagnation de sa production étant donné que cette filière avait dépassé les objectifs de production dans le cadre du contrat-programme. La production en 2013 avoisinera les 560.000 tonnes, soit une quasi-stagnation par rapport à 2012.

Cultures oléagineuses : Le meilleur reste à venir

En 2013, les bonnes conditions de déroulement de la campagne agricole ont permis de réaliser 12.000 ha de tournesol contre 10.000 ha en 2012. Ainsi, la production attendue est de 16.000 tonnes. Pour l’arachide, la superficie reste globalement stable et vient en rotation avec d’autres cultures de printemps. Aussi, dans le cadre de la promotion de cette filière, un contrat-programme a été signé en avril 2013 entre le gouvernement et l’interprofession des cultures oléagineuses (Folea). Parmi ses objectifs, l’extension et la diversification des superficies réservées aux cultures oléagineuses pour atteindre 127.000 ha dont 85.000 ha de tournesol et 42.000 ha de colza, l’amélioration des rendements pour atteindre une moyenne de 18 quintaux/ha pour le tournesol et de 20 qx/ha pour le colza, l’amélioration de la production d’huile alimentaire pour atteindre 93.000 tonnes en 2020 contre une moyenne de 8.000 tonnes actuellement, en plus de l’augmentation du taux de couverture des besoins en huile à partir de la production nationale pour atteindre 19% en 2020 contre 2% en moyenne actuelle.

Les cultures maraîchères de primeurs : Inébranlables

La campagne maraîchère des primeurs a connu un démarrage difficile avec les vagues de chaleur de l’été et le froid enregistré au mois de novembre dernier, ce qui s’est traduit par une baisse du potentiel de production. Cependant, la situation s’est vite rétablie avec le retour des températures normales. Ainsi, bien que les conditions climatiques aient eu un effet négatif sur la production potentielle, la qualité de la tomate pour la campagne 2012-2013 par rapport à celle de 2011-2012 est jugée satisfaisante par les professionnels.

À ce titre, l’augmentation de la superficie a permis de maintenir la production dans les niveaux de 2011-12 et d’approvisionner le marché dans de bonnes conditions. Les prix enregistrés pour la tomate se sont maintenus autour de 3 DH/kg au stade de gros. De plus, sur les marchés extérieurs et malgré la crise économique dans les principaux marchés, le Maroc a pu réaliser une bonne performance avec une croissance de 5% des exportations de primeurs, soit 779.000 tonnes. Dans cet ensemble, les légumes divers ont réalisé une croissance de 13% et le marché des Peco (Pays d’Europe centrale et orientale) a absorbé 10% des exportations de primeurs.

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