Les centrales syndicales optent pour le troisième scénario

Trois centrales syndicales ont opté pour l’une des modalités proposées par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) en matière d’indemnisation pour perte d’emploi. La Fédération démocratique du travail (FDT), l’Union marocaine du travail (UMT) et l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) sont, désormais, pour la fixation du montant de cette indemnisation à 50% du salaire référentiel (le salaire référentiel est la moyenne du salaire de 36 mois) avec 2,5% de ce salaire sur chaque 216 jours travaillés en plus des 780 jours initiaux.  C’est ce qu’a affirmé Abdelouahed Benchérif, membre du bureau central de la FDT, dans une déclaration à ALM. Selon la même source, cette indemnisation ne doit pas dépasser 70% d’un salaire plafonné à 6.000 DH, soit un montant maximum de 4.200 DH. Dans le cadre d’une étude réalisée récemment, la CNSS avait formulé ses propositions en matière de la durée d’adhésion, le montant de la cotisation et de l’indemnité en matière d’indemnisation pour perte d’emploi. Trois scénarios ont été envisageables. «Le premier scénario consistait à accorder au salarié ayant perdu son emploi 70% du salaire réferentiel, c’est-à-dire la moyenne d’un salaire de 36 mois, avec comme limite maximum le SMIG. Le deuxième scénario était 50% du salaire référentiel. Concernant, le troisième scénario, il propose 50% du salaire référentiel avec 2,5% du salaire sur chaque 216 jours travaillés en plus des 780 jours», explique M. Benchérif. Concernant le mode de financement de la caisse (Voir papier ci-dessus), le premier scénario propose le versement de 1,10% du salaire de l’employé, le deuxième 1,25% et le troisième scénario suggère 1,50%. Ce montant de cotisation devra être supporté par le gouvernement, l’employeur et l’employé. Il est question seulement de fixer le montant de contribution de chacune de ces trois parties. Ce point devra être examiné lors de la prochaine réunion de la Commission de la protection sociale du secteur privé. «Dans tous les cas, le montant de la cotisation du salarié ne doit être que symbolique», note M. Benchérif. L’éligibilité à cette indemnisation est assortie de certaines conditions. Pour profiter de cette mesure, l’employé doit avoir cotisé pendant 780 jours à la Sécurité sociale. La gestion de la Caisse devra être assurée par la CNSS. Le salarié peut bénéficier de l’indemnisation durant une période de six mois renouvelable une seule fois. Pendant ce temps-là, le salarié va continuer à profiter de la couverture médicale et des allocations familiales. Alors qu’il est au chômage et qu’il bénéficie de l’indemnisation sur la perte d’emploi, le salarié va bénéficier, assure M. Benchérif, d’un accompagnement et d’une formation parallèle pour préparer son réintégration au marché de l’emploi. Cet accompagnement est assuré par l’ANAPEC. Pour la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM), elle a opté pour le premier scénario, avec un montant de cotisation de 0,38%. Les dirigeants de la CGEM justifient ce choix, selon Abdelouahed Benchérif, par une conjoncture difficile. La généralisation de l’indemnisation pour perte d’emploi doit évoluer, selon la même source, graduellement en passant de 30.000 salariés dans une première étape à 80.000 bénéficiaires ultérieurement.

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