Les corps de 18 clandestins retrouvés à Laâyoune, un mort sur la frontière avec Melilia

Les corps de 18 immigrés clandestins d’origine subsaharienne ont été retrouvés, lundi sur la côte de Foum El Oued, près de Laâyoune.
Selon des sources informées, sept autres personnes ont réussi à rejoindre la rive à la nage. Les corps des 18 personnes ont été découvets lundi vers 06h15 dans une zone située entre la côte de Foum El Oued et la ville d’El Mersa à 20 km à l’ouest de la ville de Laâyoune.

Les rescapés, (deux guinéens, deux gambiennes, deux ghanéennes et un sénégalais), ont indiqué qu’ils étaient 37 immigrés clandestins d’origine subsaharienne à bord d’une embarcation qui se dirigeait vers les côtes des Iles Canaries Le wali de la région de Laâyoune-Boujdor-Sakia Lhamra, M. Draiss Charki, les autorités locales et les éléments de la protection civile se sont rendus sur les lieux de cette découverte.

Les corps des personnes noyées ont été transportés à la morgue de l’hôpital Moulay Hassan Ben Lmahdi dans la ville de Laâyoune alors que les recherches se pousruivent pour retrouver les autres personnes qui étaient à bord de l’embarcation.

Au nord du pays, un immigrant est mort en tombant d’un grillage de six mètres de haut à la frontière entre Melilla et le Maroc, lors d’un assaut mené par plus de 50 clandestins qui voulaient passer en Espagne.

Une autre personne, grièvement blessée, a été hospitalisée à Melilla, selon la garde civile qui a précisé que cinq personnes avaient réussi à passer en Espagne lors de l’assaut.
Entre 50 et 70 personnes ont tenté de passer simultanément la frontière lundi peu après 5h00 (3H00 GMT), entre les zones de Farhana et Zoco Had.
"Le groupe a été dispersé par l’armée marocaine et ils ont fui vers l’intérieur du Maroc, mais cinq personnes ont réussi à sauter, dont celle qui est morte et celle qui a été blessée", a indiqué un porte-parole de la garde civile.

L’immigré décédé "est tombé du haut de six mètres, mais c’est l’autopsie qui va déterminer définitivement les causes du décès", a-t-il ajouté.
Les trois autres personnes qui ont réussi à sauter sont saines et sauves, selon lui.

L’assaut massif de lundi est le premier enregistré depuis l’automne 2005 sur cette frontière. Quatorze émigrants africains étaient morts en 2005, dont certains tués par balles par les forces de sécurité, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole en Afrique du nord.

Le renforcement des contrôles de la part des autorités marocaines et espagnoles, ainsi que l’élévation de trois à six mètres du double grillage et l’installation entre les deux grilles d’un treillis de câbles, avaient fini par détourner des enclaves les milliers d’émigrants venant d’Afrique noire et cherchant à gagner l’Europe.
Le circuit de cette émigration clandestine s’est désormais organisé prioritairement à partir de la façade ouest de l’Afrique, entre le nord de la Mauritanie et le Sénégal, d’où des embarcations rudimentaires chargés d’émigrants partent depuis mai pour atteindre l’archipel espagnol des Canaries.

Le nombre d’émigrants sans papier arrivés aux Canaries par voie maritime a dépassé les 10.000 personnes depuis le début de l’année 2006, battant le record de 2002, qui avait été de 9.929 émigrants pour toute l’année.

Avec MAP et AFP

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