Les doléances du PJD

ALM : Le communiqué que votre parti vient de publier dénonce ce que vous appelez : "une marginalisation systématique" du PJD de la part des médias publics.  Qu’entendez-vous par cette expression ?
Saâd Eddine Othmani : Il s’agit, principalement, des émissions télévisées d’entretiens politiques que les deux chaînes nationales  qui pratiquent une exclusion systématique du PJD. Nous remarquons notamment que tant l’émission "FI AL WAJIHA" de la deuxième chaîne que "HIWAR" de la première n’invitent que les responsables gouvernementaux et les dirigeants de la majorité. Ce qui n’est pas équitable vis-à-vis des autres potentialités politiques du pays.
En plus, il faut reconnaître que non seulement on exclue notre parti, mais on permet aux invités de l’émission "FI AL WAJIHA" de diffamer le PJD et d’insulter ses leaders. La justice impose donc d’équilibrer en nous donnant la parole pour nous défendre. Nous revendiquons donc notre droit de réponse ce qui est tout à fait légitime.
Pour ce qui est de l’émission "HIWAR", nous avons vu comment est ce que l’on invité un responsable d’un parti politique de l’opposition, que nous respectons d’ailleurs, mais qui n’est pas aussi représentatif que le PJD. Alors nous posons la question sur l’opportunité d’inviter un parti minoritaire de l’opposition et exclure le parti le plus important de cette dernière.
Aussi, nous rappelons que les médias publics appartiennent à tous les citoyens marocains, ils doivent donc refléter la diversité du champ politique national au lieu de s’ériger en partie du débat politique et de privilégier une formation sur une autre.

S’agissant du deuxième volet
de votre communiqué, vous faites référence à un incident qui a eu lieu au Parlement. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une intervention du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, lors d’une réunion de la commission de la législation où il a tenu des propos indignes et menaçants contre le chef du groupe parlementaire de notre parti, Me Mustapha Ramid. Et, partant du principe que le Parlement est une instance de débats et de respects de l’avis des uns et des autres, nous protestons contre cette attitude que nous considérons contre les normes du dialogue politique.

Au troisième point du communiqué, vous faites référence au projet de loi contre le terrorisme. Quelle est la nouveauté à ce propos ?
Comme nous indiquons dans notre communiqué, nous exigeons du gouvernement le retrait immédiat de ce projet de loi qui constitue une régression dans les acquis en matière des droits de l’Homme. Et je tiens à rappeler, par la même occasion, que nous sommes soutenus par toutes les composantes de la société civile qui s’intéressent à la défense des droits de l’Homme dans notre pays.

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