Les importateurs de voitures exigent des tarifs douaniers équitables

«Le démantèlement tarifaire, prévu par la loi de Finances 2009, sera un obstacle à la baisse des prix de véhicules et entravera la compétitivité entre les différents opérateurs du secteur», a souligné Adil Bennani du Groupement des importateurs de véhicules pour l’équité tarifaire (GIVET). Lors d’une conférence de presse organisée, mardi 21 avril, à Casablanca, M. Bennani, également directeur général de Toyota Maroc, a noté que les droits de douanes sur les véhicules en provenance de l’UE atteindront 0% à l’horizon 2012. En revanche, les droits d’importation sur les véhicules non européens demeurent élevés, atteignant 17,5% d’ici 2012. Le GIVET a donné les conclusions d’impact économique qui ressortent de l’étude réalisée par un cabinet de conseil et d’audit, en marge de la révélation du processus de démantèlement des droits des importations des véhicules non européens, initié par la loi de Finances 2009. Les conclusions de cette étude ont poussé le GIVET à ouvrir le dialogue et à s’inscrire dans une démarche de partenariat, en appelant les pouvoirs publics à reconsidérer le processus de démantèlement douanier pour les véhicules non européens. Le Groupement s’est donc fixé l’objectif de réduire le différentiel à l’immédiat,  des tarifs douaniers entre les véhicules importés d’Europe et ceux importés hors d’Europe, à  un maximum de 10 points. Ce différentiel est l’équivalent des droits d’importation appliqués par les Européens eux-mêmes, vis-à-vis des véhicules d’origine non européenne. Le GIVET veut également maintenir le différentiel de 10 points entre les tarifs douaniers des véhicules européens et ceux d’origine non européenne, tout au long du processus de démantèlement appliqué dans le cadre de l’accord de libre-échange entre le Maroc et l’UE dans le secteur automobile.À travers cette étude, le GIVET souhaite attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’importance d’installer une équité des tarifs douaniers relatifs à l’importation des véhicules, entre les importateurs de véhicules d’origine européenne et ceux d’origine non européenne. Malgré quelque fléchissement, comme celui enregistré sur le premier trimestre de cette année, l’analyse sectorielle du marché automobile marocain permet de révéler un niveau de croissance important du secteur durant les trois dernières années. «La moitié du marché provient des zones non Europe», a souligné M. Bennani. Les perspectives du développement du secteur sur la période 2009-2012 s’avèrent très prometteuses. Un parc total estimé à plus de 3 millions de véhicules de marques non européennes atteste d’un réel potentiel sur le marché national. Le marché marocain de l’automobile reste sous domination de marques européennes. Cette situation est vouée à se consolider, notamment avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase de démantèlement des droits d’importation sur les véhicules européens prévue dans l’accord de libre-échange Maroc-UE. Créer le 2 mai 2008, le GIVET regroupe l’ensemble des importateurs de véhicules d’origine non européenne, ce qui représente 50 % du marché marocain des véhicules. Le GIVET vise le développement et l’amélioration de l’activité professionnelle de ses membres.

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