Les inquiétudes sécuritaires renforcent le dialogue entre l’Europe et le Maghreb

Les inquiétudes sécuritaires renforcent le dialogue entre l’Europe et le Maghreb

Rabat a abrité hier, les travaux de la 6ème réunion des ministres des Affaires étrangères de la Méditerranée occidentale. Cette réunion, qui est placée sous la présidence marocaine, a été marquée par la participation, pour la première fois en qualité d’observateurs, du Secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), et de la Commissaire européenne aux Relations extérieures et
à la Politique européenne de voisinage. Une première qui, au-delà de l’intérêt grandissant qu’impose le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, témoigne incontestablement de la place qu’occupe le Royaume sur l’échiquier de la région, et du rôle distingué qu’il n’a eu de cesse de jouer pour consolider la coopération Nord-Sud. Comme son thème l’indique, «Le dialogue en Méditerranée occidentale au service des partenaires méditerranéens: consolidation de l’intégration régionale et promotion de la coopération renforcée», cette réunion a pour objectif de donner une nouvelle impulsion aux relations euro-maghrébines et interpeller tous les partenaires du Dialogue 5+5 sur les créneaux de coopération susceptibles de renforcer les synergies à la fois Nord-Sud et Sud-Sud. Plusieurs questions d’intérêt commun sont à l’ordre du jour de cette réunion, où le volet sécuritaire se taille la part du lion. La sécurité dans la région sahélo-saharienne figure en tête des priorités, sachant bien que cette région est devenue un vivier de terroristes et une plaque tournante de trafics de tous genres. Les menaces, proférées par l’Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique, concernent aussi bien le Maghreb que les cinq autres pays de la rive Nord de la Méditerranée, soit l’Espagne, la France, le Portugal, l’Italie et Malte. Au-delà de ces défis communs, la 6ème réunion du Dialogue 5+5 est l’occasion de consultations politiques sur différents dossiers régionaux et internationaux.
Le dossier du Sahara, dont le non-règlement constitue un véritable handicap à l’édification maghrébine escomptée, ne manquera pas d’être soulevé lors de cette réunion. Le processus de négociations engagé à Manhasset sur la base de l’offre marocaine d’autonomie a déjà été salué par l’Union européenne, qui  prône, au même titre que les Nations unies, un règlement politique négocié du conflit.
Après la réunion du Dialogue 5+5, une autre rencontre réunira aujourd’hui mardi les 5 pays du Maghreb avec une troïka européenne constituée des chefs de la diplomatie du Portugal, de la Slovénie et de la France.


 

Maroc-UE : Vers un statut avancé


Parallèlement à la 6ème réunion du Dialogue 5+5, Rabat a abrité hier un colloque sur le « statut avancé » revendiqué par le Royaume auprès de l’Union européenne. Dans une déclaration hier à la presse, Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a affirmé que les négociations sur ce statut avaient franchi des étapes importantes, annonçant que l’obtention de ce statut appelé des vœux marocains se fera dans les mois prochains. Le colloque, qui s’est tenu sur cette question, intervient au lendemain d’une réunion, organisée en juillet 2007 à Bruxelles, à l’issue de laquelle le Maroc et l’Union européenne ont convenu de mettre en place un groupe de travail ad hoc chargé de réfléchir sur un nouveau lien contractuel qui succédera à l’actuel Accord d’association. Ont pris part au colloque, une pléiade de hauts responsables européens. Il s’agit de Dimitrij Rupel, ministre des Affaires étrangères de Slovénie, Javier Solana, Haut représentant de l’UE et Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne aux Relations extérieures.

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