Les Marocains expulsés d’Algérie veulent une enquête onusienne pour crimes contre l’humanité

L’Association de défense des Marocains victimes des expulsions arbitraires d’Algérie (ADEMA) vient d’adresser un appel au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour la création d’une commission internationale d’enquête sur «le crime contre l’humanité commis par des responsables algériens». Dans un communiqué rendu public à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du 1er novembre 1954, l’ADEMA a également dénoncé l’ingratitude algérienne à l’égard des sacrifices consentis par les combattants marocains pour la libération de l’Algérie, se remémorant avec beaucoup de peine les agissements du pouvoir algérien au lendemain de l’organisation de la Marche Verte. L’Association rappelle, dans ce cadre, qu’elle avait adressé, le 1er novembre 2006, une lettre au président algérien l’appelant à tourner «cette page sombre» à travers l’ouverture des frontières pour que les familles déchirées soient réunies, la restitution de leurs biens confisqués et la réparation du préjudice moral et matériel que leur a causé l’expulsion. L’Association de défense des Marocains victimes des expulsions arbitraires d’Algérie avait été créée en juillet 2005 à Nador. Deux autres associations similaires ont été constituées dans d’autres villes du Royaume.
Il s’agit de l’Association Insaf des Marocains expulsés d’Algérie basée à Meknès et l’Association des Marocains victimes d’expulsion abusive d’Algérie dont le siège est à Rabat.
Quelque 350.000 personnes représentant 45.000 familles ont été victimes d’expulsion, selon les estimations des deux associations. Les deux ONG expriment la nécessité de sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale et différentes instances à la souffrance des victimes. Par ailleurs et pour donner un plus fort impact à leur action, les deux associations appellent les autres organisations similaires à s’organiser dans une «fédération» qui regroupe toutes les associations des Marocains expulsés d’Algérie en vue de «coordonner les positions et élaborer une stratégie commune pour régler cette question». Pour ce faire, l’association Insaf et l’Association des Marocains victimes d’expulsion abusive d’Algérie décident d’aller au-delà des frontières et n’excluent pas une ouverture sur les milieux de défense des droits de l’Homme dans le pays voisin. Les deux ONG ont déjà fait part de leur intention de «collaborer avec des associations algériennes des droits de l’Homme» en vue d’une réparation totale des préjudices essuyés par les victimes au lendemain de la glorieuse Marche verte.

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