Les partants

Aujjar, ministère caduc
Mohamed Aujjar, le ministre des Droits de l’Homme, a été remercié. Ce désormais ancien membre du gouvernement Jettou a été une victime indirecte de l’avancée des droits de l’Homme au Maroc. C’est un des paradoxes qui caractérisent cet homme. Et pour cause, le rôle de catalyseur qu’il aspirait à jouer en politique (ce qui est légitime!) a été effacé par l’ouverture fulgurante que le Maroc à opéré en matière de droits humains. Depuis que le Souverain a pris l’initiative de piloter lui-même le dossier des droits de l’Homme, ce ministère est devenu inutile.

El Morabit, peu d’éclat
M’hammed El Morabit était, jusqu’à hier, secrétaire d’Etat chargé de l’Environnement. Il s’occupait d’un secteur, somme toute, important, mais dans lequel le Maroc n’est pas un modèle. En fait, El Morabit est un homme de bonne foi. Personne ne le lui conteste.
Cependant, ce professeur universitaire, originaire d’Al Hoceima, avait du mal à passer. Son action dans le département de l’environnement souffrait de plusieurs problèmes.

Bye bye, Tay-Tay !
A quoi sert le secrétariat d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle? Une question que se posaient et se posent toujours bon nombre de Marocains. En tout cas, l’ancienne titulaire de ce poste gouvernemental, Najima Ghozali Tay Tay, ne figure plus dans la nouvelle liste des membres de l’Exécutif. En fait, contrairement à des ministres comme Mohamed Aujjar ou Moulay M’hamed El Khalifa, le département qu’occupait Ghozali n’a ni disparu, ni fait l’objet d’une fusion. Il existe toujours. Pire. Le fauteuil de Ghozali est aujourd’hui occupé par un autre Rniste, Anis Pirou.

Zerouali, le dilemme de la modernisation
Najib Zerouali est un autre Rniste qui a été contraint de quitter le gouvernement. Jettou II se fera sans lui. Chargé de la modernisation des secteurs publics, Zerouali n’a manifestement pas réussi sa mission. Certes, on ne modernise pas une administration en quelques mois, surtout pas au Maroc. Mais ce que l’on peut reprocher à Zerouali c’est le manque de productivité. L’ensemble des actions de ce département s’était concentré dans un projet de loi portant sur la réforme de l’administration. Un texte qui n’a jamais vu le jour.

Alioua, en réserve…
Khalid Alioua s’en va. Il laisse l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique à Habib El Malki qui hérite d’un grand ministère. En dépit de qualités certaines et d’une bonne volonté, M. Alioua n’a pas réussi à mettre en route la réforme du système universitaire marocain. Il faut dire que la taille de ce chantier est considérable et que sa mise en oeuvre achoppe à la résistance de nombreux enseignants et au manque de moyens. M. Alioua aura donné l’impression de ne pas être au bon poste au bon moment. Mais ce docteur en sociologie politique a assez de ressources pour apparaître de nouveau dans un rôle important. Khalid Alioua est né en 1949 à Rabat. Il est membre du Comité central de l’USFP.

Fassi Fihri, sympathique, sans plus
Il ne pourra plus se cacher. Il s’est réfugié pendant des années derrière son poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique chargé de la Recherche scientifique. Une appellation pompeuse qui ne correspond pas du tout à la réalité. Il occupe ce poste depuis le 14 mars 1998, sans que la recherche au Maroc ne soit impulsée par une quelconque initiative louable. Les chercheurs brillants ont continué à chercher des cieux meilleurs et personne n’a daigné troubler le doux sommeil de la recherche scientifique au Maroc. M. Fassi Fihri est né en 1939 à El Jadida. Il est membre du bureau politique du PPS.

El Khalifa, décalé
Il n’est pas resté longtemps ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale. Il a été décalé dans ce ministère où il donnait l’impression de ne pas rouler au même rythme que les autres départements. Au bout du compte, M. El Khalifa a très peu fait parler de lui dans ce ministère où il n’a pas su faire montre de ses qualités de politicien rompu à l’adversité et aux situations difficiles. Membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal, M. El Khalifa exerce au barreau de Marrakech depuis 1964. Il est devenu membre du bureau permanent de l’Union des avocats arabes après avoir occupé le poste de bâtonnier de Marrakech de 1974 à 1978.

Rhafès, il fut ministre
Personne n’était là pour le repêcher. Taïeb Rhafès était en fait programmé pour ne pas rester longtemps à la Pêche. Son départ du gouvernement, il ne doit pas mal le vivre, car dans ses songes les plus exquis, il n’a jamais rêvé d’une telle carrière. Et puis, un ministre même ancien sonne bien sur une carte de visite. M. Rhafès, qui affiche non sans fierté une batterie de diplômes, a eu tout le loisir de montrer qu’il ne comprenait rien au poisson et aux manoeuvres en haute mer. Ce fut, pour tout dire, une erreur de casting. Mais à sa décharge, il n’a rien demandé. Cependant, on ne sait toujours pas par quel cheminement magique il est arrivé à entrer au gouvernement. Lui-même doit se poser des questions.
Malgré son limogeage de l’Exécutif, ce natif de Jerada ne va pas disparaître complètement du circuit politique. En effet, l’intéressé s’est arrangé récemment pour décrocher un poste non moins important. Celui de président de la région de l’Oriental. Sacré Rhafès.

El Mossadeq, erreur fatale
Abderazzak El Mossadeq n’est plus le bras droit du Premier ministre dans le nouveau cabinet. Celui qui était réputé pour être l’ami et le confident de Driss Jettou a été limogé. Pour le moment, il est au chômage à moins qu’il ne soit destiné à une autre fonction. Des propos jugés peu corrects qu’ils a tenus lors de son passage lors d’une émission sur 2M, il y a plus d’un an, l’ont mis en difficulté par rapport à plus d’un.
M. El Mossaddeq a péché par plusieurs tares, à commencer par son arrogance et cette suffisance des gens qui se croient intelligents. Et puis, la rigueur réelle ou supposée de l’intéressé a été prise en défaut sur plusieurs dossiers dont celui de la libéralisation de la filière pétrolière notamment.

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