Les promoteurs immobiliers fustigent le rapport McKinsey

Les promoteurs immobiliers fustigent le rapport McKinsey

La Fédération nationale des promoteurs immobiliers conteste certaines données de l’étude McKinsey portant sur le secteur immobilier au Maroc. En effet, cette étude a révélé des marges importantes des promoteurs immobiliers sur les différents types de produits. Ainsi, cette marge se situe autour de 15 à 20% sur le logement social, de 25 à 30% pour le logement bas standing, pour passer autour de 30 à 50% pour le moyen standing et aller jusqu’à 40 à 100% pour le haut standing, selon cette étude. Cette étude prévient d’un risque de ralentissement sur la dynamique de croissance qui se profile à moyen terme du fait d’une éventuelle baisse des réserves de change. Et toujours selon la même source, la production d’unités de l’habitat social affiche, pour sa part, un tassement avoisinant les 30% au premier semestre 2009 comparativement à la même période en 2008. Ainsi, à l’ombre d’un essoufflement de la dynamique du logement social, l’étude du Cabinet McKinsey met en avant plusieurs hypothèses d’évolution du secteur immobilier marocain. La première en est la variation du PIB du secteur allant d’une hausse de 20 à 25% à une baisse de 10 ou 12% sur les deux prochaines années. La deuxième propose la création de 320.000 nouveaux emplois d’ici 2011 contre la perte de 140.000 postes. Et enfin, la dernière hypothèse est que la forte sensibilité du secteur restera tributaire de facteurs déterminants liés notamment à l’évolution de l’investissement public, c’est-à-dire en matière d’infrastructures, à celle de l’habitat social. Par rapport aux stratégies proposées par les experts de McKinsey, on note certaines recommandations. À savoir la nécessité de la mise en place d’un monitoring ou un système de veille anticipatif intégré du secteur. Ou encore, le maintien de la dynamique de croissance de l’ordre de 5 à 10% dans les infrastructures publiques. Sinon l’étude propose aussi la relance soutenable de la croissance focalisée sur l’offre des segments de l’habitat social et intermédiaire, ou la constitution de réserves du foncier public dans les grandes agglomérations tout en ouvrant le foncier périphérique. Enfin, en dernière hypothèse, l’étude prône l’intervention de l’État pour le haut standing et l’immobilier industriel ou commercial afin de préserver la dynamique de marché et le calibrage géographique de la dynamique pour que la variation des prix soit régie uniquement autour de la valeur économique de l’immobilier.

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