Les recettes de l’Impôt sur les sociétés enregistrent une hausse de 72%

Les recettes de l’Impôt sur les sociétés enregistrent une hausse de 72%

Belle moisson fiscale pour le gouvernement Abbas El Fassi. Au premier semestre de cet exercice, les recettes fiscales ont atteint plus de 101 milliards de dirhams contre 78,178 milliards de dirhams, à fin juin 2007, soit une hausse de 29,3 %. Et c’est plutôt l’Impôt sur les sociétés (IS) qui a dopé le plus cette manne fiscale. De 18,014 milliards de dirhams à fin juin 2007, l’IS a rapporté aux caisses de l’Etat 31,076 milliards de dirhams au cours des six premiers mois de cette année, marquant ainsi une fulgurante croissance de 72,5 %. Dans la loi de Finances 2008, le gouvernement a ramené l’Impôt sur les sociétés (IS) à 30 % au lieu de 35 %. «L’IS est l’impôt le plus élevé. En le baissant, l’Etat investit et donc, l’on s’attend à un retour sur investissement. C’est un gage de confiance de l’Etat vis-à-vis des entreprises», avait insisté Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances, lors de la présentation à la presse de l’actuelle loi de Finances, vendredi 9 novembre 2007, à Rabat. À six mois de l’application de cette nouvelle mesure fiscale, l’Etat a commencé à récolter les fruits de son investissement. Cette baisse de 5% du taux de l’IS s’est répercutée donc par une hausse de 72,5% des recettes générées par cet impôt. Mais, il n’y a pas que les sociétés qui ont contribué à renflouer les caisses de l’Etat. Le consommateur final a lui aussi participé à cette manne fiscale. En effet, les recettes de TVA ont marqué une progression de 22,2%, à fin juin 2008, pour s’établir à 29,92 milliards de dirhams.  Après l’Impôt sur les sociétés et la TVA, il y a l’Impôt sur le revenu (IR). Au cours des six premiers mois de cette année, l’Impôt sur le revenu a généré 16,56 milliards de dirhams, en hausse de 17,7 % par rapport à fin juin 2007. Dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière du mois d’août 2008, Bank Al-Maghrib a révélé un excédent budgétaire de 7,8 milliards de dirhams. «Au terme du mois de juin 2008, l’exécution de la loi de Finances s’est soldée par un excédent budgétaire de 7,8 milliards de dirhams à la faveur d’une nette amélioration des recettes fiscales, face à un accroissement relativement modéré des dépenses en dépit de la hausse continue des charges de compensation», relève-t-on dans ce document.  En effet, les dépenses courantes se sont élevées à 80,1 milliards, en croissance de 17,5% par rapport au premier semestre 2007. Cette augmentation est due essentiellement à l’alourdissement continu des charges de compensation. Ces dernières sont passées de 5,824 milliards de dirhams à fin juin 2007 à 15,581 milliards de dirhams à fin juin dernier, marquant ainsi un saut de 167,5%. S’agissant des dépenses de fonctionnement, elles ont atteint 54,1 milliards de dirhams, en progression de 5,1 %. Cette hausse est liée notamment à une performance de 4,2 %  des charges de personnel, pour s’établir à plus de 34 milliards de dirhams, et de 6,8 % des dépenses des autres biens et services. Les charges relatives aux intérêts de la dette ont, quant à elles, accusé une légère baisse de 4,4%, en se limitant à 10,433 milliards de dirhams. 

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