Les relents de la conquista

Depuis la récupération, par le Maroc, de son Sahara, en 1975, les rapports entre Rabat et Madrid ont été, régulièrement, ponctués de crises nées essentiellement de certains nostalgiques du colonialisme. Ils avaient mal pris la rétrocession au Maroc de ses territoires.
Et, au moindre moindre comme au plus petit progrès de la relation bilatérale, tous les arsenaux du lobby anti-marocain sont mis en branle pour nuire à l’image du Maroc. Les idéologues de l’hostilité au Maroc font, à chaque fois preuve d’innovation pour porter préjudice au rapprochement des deux pays. Les recrutements se font en interne et la mobilisation se fait autant chez les pêcheurs ibères, avides de piller la richesse halieutiques que chez les agriculteurs, inconscients, qui supportent mal la concurrence des produits marocains dans l’espace européen. Sans parler d’un certain nid d’intellectuels qui ne portent pas le Maroc dans le coeur. Par pure ignorance, manipulation intelligente ou intérêts pécuniaires.
L’agitation ne se limite pas à l’Espagne. Elle dépasse les frontières par le biais de relais européens, qui à défaut de contribuer à la construction multiforme de leurs pays, ont trouvé la vocation de se spécialiser dans une cause beaucoup plus facile et rentable. Là, il n’y a que le principe autre que l’hostilité aveugle et l’intéressement sonnant et trébuchant. Des médias espagnols se relayent, forts de groupes de pressions acquis à la cause, pour amplifier les reproches et présenter le Maroc comme un pays rétrograde et conservateur. On dénature les acquis et leurs potées pour ne retenir que les aspects négatifs, hissés à la rubrique des «tares incorrigibles». Et la Sainte alliance, en coordination totale, fait les montages, planifie les «coups» et tente d’organiser des suites, hors de l’Espagne.
Les exemples de cet acharnement sont nombreux, au cours des trois dernières décennies. Et rien que, depuis le non-renouvellement de l’accord de pêche avec l’Union européenne, les plans de destabilisation du Maroc et le retour à l’ère coloniale ont refait surface.
Le chantage sur l’intégrité territoriale a repris de plus belle. Madrid ne se contente plus de fermer l’oeil sur les activités des « amis » des séparatistes. Elle épouse même les thèses des mercenaires. Aussi, l’approche sur l’émigration clandestine et le trafic de drogue, similaire avec celle de Rabat lorsque les côtes marocaines étaient ouvertes sans restriction ni contrôle, a complètement changé pour faire du Maroc l’encourageant et le planificateur (sic).
La crise autour de l’îlot Leila illustre parfaitement l’état d’esprit des nostalgiques de l’empire colonial et la persévérance des milieux influents à refuser même le principe de négociation sur les villes marocaines du Nord.
La manière dont Madrid a officiellement géré «l’incident» démontre de manière irréfutable que les vieux démons se sont réveillés pour vassaliser le Maroc. Les démonstrations de force devant un pays «ami» et pacifique sont dignes des siècles de la conquista. Il s’en est suivi une «alliance stratégique» avec l’Algérie de Bouteflika. L’objectif de ce recours à un adversaire du Maroc est de faire plier le pays et de le soumettre à ses conditions léonines. La dernière tentative des tenants de la vassalisation du Maroc n’est autre que le montage de la fameuse fausse «affaire des officiers libres». Là encore, on fait feu de tout bois. Et vive Machiavel!!

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