Les Sahraouis des camps de Tindouf ne bénéficient pas du minimum de l’aide accordée au Polisario

"Malgré l’importance de l’aide, il semble que les sahraouis qui vivent dans les camps (de Tindouf) ne bénéficient pas du minimum. Cela pose un problème d’organisation dans le cadre de ce que doit être le contrôle de l’aide européenne", a déclaré M. Ducarme, responsable politique d’une commission belge chargée d’élaborer un rapport sur la situation dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Dans une déclaration à la MAP à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS), M.
Khalihenna Ould Errachid, le député belge a assuré que la commission a constaté "la persistance des violations des droits de l’Homme dans les camps", soulignant qu’"il ne faut pas financer l’inacceptable et il ne faut pas que les Européens participent indirectement à des exactions et des violences contre les sahraouis".
La commission, composée d’hommes politiques, d’avocats et de militants en matière des droits de l’Homme, vise à mieux informer les institutions de l’Union européenne (UE) et les Etats membres de l’Union sur la situation dans les camps de Tindouf, "de manière à ce qu’on soit sûr que ce sont vraiment les sahraouis vivant dans ces camps qui profitent de l’aide", a-t-il expliqué.

"Nous tenons en tant qu’Européens à prendre nos responsabilités par rapport à un dossier comme celui-ci", a noté M. Ducarme, ajoutant que "nombre de pays européens ne connaissent pas vraiment la situation qui prévaut dans la région".
Selon lui, le rapport en question s’articulera autour de la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf et du sort des aides humanitaires destinées aux habitants de Lahmada. Il a expliqué que le travail de la commission, qui compte effectuer une visite à Tindouf, constitue un prolongement du rapport du Centre européen de recherche, d’analyse et de conseil en matière stratégique (ESISC), publié récemment et consacré à la situation à Tindouf.

Dans ce sens, le député européen a fait savoir que la décision de mettre sur pied la commission a été prise suite aux manifestations survenues le 29 mai dernier dans les camps de Tindouf, qui ont connu des violations de droits de l’Homme et l’emprisonnement de personnes sans procès.
Lors d’une rencontre à laquelle ont assisté le secrétaire général du CORCAS et certains membres du conseil, M. Ould Errachid a donné un exposé sur les différentes étapes franchies par la question du Sahara.
Outre M. Denis Ducarme, la commission est composée notamment de MM. Pierre Legros, fondateur de l’organisation des avocats sans frontières, Claude Moniquet, président de l’ESISC et Farid Jeddi, journaliste et analyste à l’ESISC.

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