Les taux se resserrent

Chers clients, vous voulez financer votre logement, ce n’est pas la peine de faire le tour des sociétés de la place. Venez chez nous, nous vous offrons le taux le plus bas du marché. Telle est la promesse mise en avant par une campagne publicitaire d’une société de crédit diffusée en ce moment sur les chaînes de télévision. Cette pub a le mérite de dévoiler au grand jour la guerre des taux que se livrent aujourd’hui, les opérateurs qu’ils soient sociétés de financement ou banques. Qui d’entre vous n’a pas été une fois « harcelé » par son agence bancaire pour souscrire à un crédit immobilier avec tous les arguments qui vont avec. De l’autre côté de l’écran, c’est un autre discours. Auprès de l’APSF (Association des Professionnels des Sociétés de Financement), on indique que sur ce marché, la concurrence est libre à condition que le taux pratiqué ne dépasse pas le niveau imposé aux sociétés de financement, à-savoir les 15,46 %. A ce propos, Mostafa Melsa, Délégué général de l’Association souligne que si on part du principe que les sociétés de financement pratiquent des taux bas, cela s’explique par le fait qu’ils contractent des crédits à des taux intéressants. Effectivement, l’achat à ce niveau est certes réglementé. Mais, un certain nombre de « trucs » entre professionnels existent et sont aujourd’hui en vigueur.
Comment se réalisent dès lors ces transactions ? Les opérateurs soulignent que les transactions se passent dans des conditions qui garantissent la clarté.
Toutefois les consommateurs ont une part de responsabilité. En fait, peu de clients font le nécessaire pour avoir une idée réelle et précise sur l’offre des uns et des autres. Une meilleure appréciation de l’offre passe avant tout par une étude minutieuse de ce que proposent les différents opérateurs du marché en commençant par sa propre banque. Par ailleurs, même si des structures de financement revendiquent un taux inférieur par rapport à la concurrence ou des financements de 100% voire 110%, il faut dire qu’au moment où le client de franchir le cap pour se renseigner, il fait face à une autre réalité. Nous avons entamé l’expérience nous-mêmes auprès de plusieurs sociétés. Le constat est simple. D’emblée, on vous précise que le taux tel qu’il est présenté dans la pub est tout simplement indicatif. Au moment où vous commencez à se renseigner sur les détails, on vous bombarde de critères par ci et par là. Ces derniers concernent aussi bien le revenu, le statut du client (public ou privé)…Une démarche légitime, soutiennent plusieurs sociétés de crédits à l’immobilier dans la mesure où il faut bien étudier la situation des clients potentiels.
Sur un autre volet, il faut reconnaître que la plupart des consommateurs ignorent que la négociation des taux est monnaie courante aujourd’hui. Les connaisseurs de ce domaine savent très bien que seuls les clients aisés peuvent se permettre ce luxe. Pour les clients de revenus moyens, c’est une autre paire de manche. Les expériences à ce propos font légion. En d’autres termes, même un client avisé et qui est dans le besoin ne s’attarde pas à entreprendre les démarches nécessaires pour bénéficier de ce « droit ».

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