Les tentatives de la dernière heure

Alors que les députés du Mouvement démocratique et social (MDS) ont décidé de «rejoindre le groupe commun de la Mouvance populaire (MNP et MP), les dirigeants de cette dernière ont tenu, le 8 octobre 2002 une réunion avec les chefs du Parti de l’Istiqlal (PI) et du Parti de la justice et du développement (PJD) . Un communiqué publié à l’issue de cette réunion, précise que ces dirigeants se sont réunis, pour «étudier les options possibles» et ce, «dans le cadre des concertations que connaît la scène politique à l’issue des élections du 27 septembre 2002».
Le communiqué ajoute qu’après «évaluation de la situation actuelle dans notre pays et ses développements», ils ont convenu que «notre pays a besoin d’un gouvernement fort et efficace, bénéficiant de la confiance de sa majesté le roi et du soutien du peuple marocain, et capable de dépasser la crise actuelle et de réunir les conditions d’un développement juste et durable». Mais sans préciser s’ils comptent entamer ensemble une action en commun au niveau des nouveaux appareils législatif et exécutif.
L’ambiguïté qui plane sur cette question est de surcroît alimentée par la contradiction des propos tenus par les différents participants à cette réunion. Alors que les secrétaires généraux du MNP et du MP, respectivement Mahjoubi Aherdane et Mohand Laenser, tiennent à préciser que cet événement n’est qu’une simple consultation qui n’engage personne, du côté de l’Istiqlal, l’on confirme qu’il y a eu des accords entre ces formations politiques. Or, des sources concordantes, fiables et proches des états-majors de ces partis accordent plus de crédit à la première version.
Une thèse corroborée par plusieurs acteurs politiques qui voient mal comment un ministre qui traîne derrière (ou probablement avec) lui un scandale impliquant des dizaines de milliers de victimes d’une escroquerie sans précédent au Maroc, pourrait postuler la primature, alors qu’en termes strictement arithmétique, son parti vient au second rangs, selon le scrutin des urnes.
Dans le même sens, tout porte à croire que la mouvance populaire n’a pas forcément de préférence entre l’une des deux anciennes formations issues du Mouvement national.
C’est ce qui explique, en grande partie, leur attente, notamment lorsque ses dirigeants contournent le sujet en se tenant en conformité avec les dispositions de la Constitution ; c’est-à-dire en s’abstenant de tout commentaire avant la nomination par SM le roi du Premier ministre. Une démarche qui s’inscrit dans la logique des choses et qui reflète la position confortable de la mouvance populaire, devenue incontournable dans toute configuration gouvernementale et du Parlement.

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