Les transports ont fait débat au Parlement

Les transports ont fait débat au Parlement

Mercredi dernier, la Chambre des conseillers a connu un grand débat autour des maux qui gangrènent le secteur des transports au Maroc. Qu’il s’agisse du système d’agréments qui sera remplacé par un autre contractuel ou de la rigueur dont manquent les contrôleurs de la route, ou encore de la création d’une «Agence nationale de réglementation et de sécurité de transport», le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane avait une palette d’annonces et de recommandations à faire devant les conseillers.
C’était au cours de la séance mensuelle consacrée aux réponses du chef de gouvernement aux questions des membres de la Chambre des conseillers sur la politique générale que la question des agréments a été relevée. Benkirane a noté que la réforme du secteur du transport ne peut se faire sans une révision du système de sa gouvernance. Dans ce sens, il est prévu qu’un changement se fasse dans le système des agréments. Si l’on se base sur les dires de Benkirane, le gouvernement «se penche actuellement sur le remplacement de ce système par un régime contractuel élaboré sur la base d’un cahier des charges, tout en faisant recours, dans la mesure du possible, aux appels d’offres». Ceci en fixant une durée de trois ans comme phase transitionnelle pour les transporteurs et les bénéficiaires actuels d’autorisations. Il y a lieu de rappeler que cette décision est venue quelques jours après l’annonce du ministre du transport, Aziz Rabbah, de son intention de libéraliser le secteur et de publier, s’il obtient l’accord du chef de gouvernement, la liste des agréments des transports.
Benkirane a également indiqué que le gouvernement œuvre à mettre à exécution les mesures contenues dans le contrat-programme pour la mise à niveau des acteurs du secteur, signé en juin 2011, particulièrement la révision des conditions d’accès aux métiers du transport routier des marchandises, la mise à niveau et la formation du chauffeur professionnel, l’amélioration de sa condition sociale et la mise à niveau du cadre juridique régissant la relation transporteur-client, etc.
Au sujet du transport routier des personnes, le gouvernement adoptera un contrat-programme pour la mise à niveau des acteurs du transport routier public des voyageurs. Quant à l’urbain, Benkirane entend créer des groupes pour les agglomérations urbaines, lesquels se verront attribuer la gestion du secteur à travers une société chargée de la gestion des biens et de l’investissement et une autre à laquelle sera confiée l’assurance du parc du transport urbain sur la base du contrat d’exploitation. Parallèlement à tous ces chantiers, le chef de gouvernement a noté que toute politique est inefficiente en l’absence de rigueur. A ce titre, une remise à l’ordre des contrôleurs de la route, les agents de police et la gendarmerie royale s’impose. Benkirane les appelle à prendre leur mission plus au sérieux et à ne tolérer aucune transgression du code routier. Autrement, le triste bilan annuel des 4.000 morts et 14 milliards DH de dégâts matériels ne fera que s’alourdir.

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