L’Espagne refuse l’asile politique à un faux espion

Nouveau rebondissement dans l’affaire Hassan Bouchti. Les autorités espagnoles ont refusé, lundi 8 février, d’accorder l’asile politique à cet ex-élément des Forces auxiliaires marocaines. C’est ce qu’a affirmé l’ONG espagnole Prodein, citée par l’agence Europa Press. Hassan Bouchti, âgé de 32 ans, avait entamé il y a trois semaines une grève de la faim pour convaincre Madrid de lui accorder l’asile politique. Suite à la décision de Madrid, Bouchti a été contraint, selon la même source, de quitter le Centre de séjour temporaire d’immigrés (CETI) de la ville de Mellilia. L’ONG affirme que Bouchti s’est dirigé, ainsi, vers un espace public à Mellilia pour poursuivre sa grève. Cet ex-élément des Forces auxiliaires avait accédé clandestinement à la ville occupée en prétendant le fait qu’il est persécuté et qu’il craint pour sa sécurité au Maroc, selon les médias espagnols. Aujourd’hui et après la décision de l’Espagne, Bouchti devrait être expulsé vers le Maroc, selon la même source. La mésaventure de ce faux espion au Maroc, en Algérie et en Espagne a suscité une grande polémique. L’histoire du faux «James Bond» marocain remonte à l’année 2003. Il a été condamné, le 16 janvier 2003, par le tribunal militaire permanent des Forces armées royales à Rabat, à deux ans de prison ferme et à une amende de 2000 dirhams pour escroquerie, faux et usage de faux. L’intéressé a été libéré après avoir purgé sa peine. Dès sa sortie, Bouchti a fait une sortie médiatique marquée par des entretiens accordés au quotidien Al Ahdath Al Maghribia et l’hebdomadaire Maroc Hebdo. Le procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca avait ordonné une enquête approfondie et exhaustive pour élucider les assertions de Hicham Bouchti, publiées par ces deux organes de presse. Le procureur avait également ordonné que toute personne impliquée dans cette affaire soit présentée à la Justice.
Etant donné que les déclarations de Hicham Bouchti ont été qualifiées de crimes sanctionnés par la loi, le procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca avait chargé la Brigade nationale de la police judiciaire de diligenter une enquête approfondie et exhaustive à ce sujet pour faire la lumière sur cette affaire, suite à la parution d’un article relatant des faits et événements qui, aux dires de Hicham Bouchti, se sont produits au moment où il se trouvait en Espagne. Hicham Bouchti avait évoqué les mêmes faits dans une interview accordée à l’hebdomadaire Maroc Hebdo et publiée dans son numéro 708 du 21 au 27 juillet 2006. L’affaire Hicham Bouchti semble prendre un nouveau tournant avec le refus de Madrid de lui accorder l’asile politique.

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