L’histoire sait trancher

La défection de Lahbib Ayoub, un dirigeant important du Polisario, représente un nouveau coup porté aux séparatistes et au-delà un revers pour ses maîtres d’Alger. Le retour au bercail de M. Ayoub et l’allégeance qu’il a faite au Souverain, en plus de leur valeur symbolique forte, prouve si besoin est que le Polisario se décompose à vue d’oeil, qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même. Cela montre aussi qu’il est vain de vouloir aller à contre-courant de l’Histoire et que plus le temps passe plus les défenseurs des causes perdues se couvrent de ridicule jusqu’à la caricature. La bande à Abdelaziz, créée de toutes pièces, a servi pendant longtemps de marionnette entre les mains de l’Algérie.
Ce pays voisin qui ne cache plus ses visées hégémoniques dans la région depuis qu’il a sorti de son chapeau l’option grotesque de la partition du territoire du Sahara marocain. En soutenant cette idée contre vents et marées, Alger a tombé le masque après avoir longtemps manoeuvré contre l’intégrité territoriale du Maroc. Ce faisant, les responsables algériens ont quitté le statut d’observateur derrière lequel ils se cachaient pour montrer au grand et à la face du monde qu’ils sont partie prenante doublés d’adversaires acharnés du Royaume. L’Algérie nue comme un ver. Une telle constance dans l’acharnement bloque les bonnes volontés pour un rapprochement entre les deux pays et par-delà toute initiative de construction de l’union maghrébine. Un grand projet qui relève pour le moment de l’incantation politique en attendant des jours meilleurs lorsque Alger sera revenu à de meilleurs sentiments à l’égard de Rabat.
Rabat justement est déterminée à consolider le développement de ses provinces du sud où les Marocains sont chez eux. La dernière visite Royale dans ces zones aura été l’occasion de réaffirmer dans un référendum des plus explicites l’attachement des habitants sahraouis à la marocanité de leur terre. Une terre qui n’est pas à partager. Le Maroc est chez lui et il y est.
Pour dépasser ce conflit factice, le Maroc, dans un geste politique fort et raisonnable, a proposé la solution d’autonomie sous souveraineté nationale.
Une option que les polis ariens ont rejetée nourrissant l’ambition chimérique de l’autodétermination. C’est ce qui s’appelle se tromper d’époque et de chemin. Il semble que, le soir venu, les camps de Lahmada à Tindouf sont propices aux fantasmes. Fantasmez, fantasmez, il y restera toujours quelque chose…

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