Libérer les séquestrés de Tindouf

L’association nationale des fils des martyrs et disparus du Sahara marocain a invité la communauté internationale à exercer des pressions sur l’Algérie et les mercenaires du Polisario. Ces derniers devraient respecter les droits de l’Homme, en application du droit humanitaire international, à travers la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers marocains détenus sur le territoire algérien.
L’association a exhorté l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, M. James Baker, à intervenir pour mettre fin aux souffrances des séquestrés marocains dans les camps de Tindouf et de leurs familles. Elle attend de l’envoyé spécial de l’ONU de faire la lumière sur la situation des disparus qui demeure « ambiguë ».
L’Association, qui se base sur les témoignages d’anciens détenus marocains libérés, évoque les crimes commis par les séparatistes du Polisario et l’état physique et psychique de ces détenus qui en dit long sur le traitement qu’ils ont subi dans des camps de détention secrets. Dans une lettre ouverte adressée à M. Baker, qui vient d’effectuer une visite au Maroc au cours de laquelle il a été reçu par SM le Roi Mohammed VI, l’Association rappelle avoir adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU, le 29 juillet dernier, sur ce même sujet. Elle rappelle également les récents rapports établis par le Comité international de la croix rouge (CICR), qui ont révélé les conditions inhumaines de détention des séquestrés marocains, en contradiction avec la convention de Genève sur les prisonniers de guerre et les chartes et conventions internationales des droits de l’Homme. Et pour cause : les détenus marocains dans les camps de Tindouf sont les plus anciens prisonniers de guerre de l’histoire contemporaine. « Les séparatistes du Polisario, soutenus par l’Algérie, violent l’accord de cessez-le-feu en continuant de détenir de manière illégale des soldats et des civils marocains », qui endurent le calvaire dans des camps en Algérie, a indiqué l’Association, exhortant l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara d’intervenir afin de mettre fin à plusieurs années de souffrances des séquestrés marocains et de leurs familles.
En marge de la visite à Kénitra du Délégué régional du Comité international de la Croix rouge (CICR) au cours de laquelle il a rencontré les familles et proches des prisonniers marocains dans les camps de Tindouf, issus de la région du Gharb-Chrarda-Beni Hssen, un rapport consacré à ce dossier est rendu public.
Dans ce rapport, l’association appelle en outre à l’organisation d’une campagne internationale pour faire connaître le sort des disparus. Des responsables du Croissant rouge marocain indiquent que la délégation du CICR aurait informé ces familles de la situation de leurs proches qui sont détenus dans les camps de Tindouf et leur aurait remis des lettres et photos de prisonniers originaires de la région. L’association appelle également au jugement en tant que « criminels de guerre » des responsables des violations des droits des détenus. Mais aussi à la constitution d’une commission internationale chargée d’enquêter sur les violations graves perpétrées par les dirigeants du Polisario à l’encontre des prisonniers marocains. Il y a juste quelques mois le délégué de l’Espagne, s’exprimait au nom de l’UE, des pays de l’Europe centrale et de l’Est, et des pays européens « associés » (Chypre et Malte) devant la 58-ème session de la commission des droits de l’homme, au titre du point de l’ordre du jour consacré aux « violations des droits de l’homme partout dans le monde ». Il a appelé l’Algérie nommément à libérer les prisonniers marocains détenus depuis de longues années à Tindouf.

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