L’ISESCO s’étonne de la position de congressistes américains

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) réaffirme son soutien à la position ferme du Maroc à l’égard du prosélytisme. L’ISESCO a exprimé, lundi 21 juin, son «grand étonnement» de la position de congressistes américains sur l’affaire des évangélistes américains expulsés du Maroc. Dans un communiqué relayé par la MAP, l’Organisation islamique a fait observer que ces évangélistes ont «exploité l’innocence d’enfants orphelins pour leur inculquer les principes du christianisme sous couvert d’actions humanitaires et caritatives». L’ISESCO a souligné que cette commission de congressistes «baptisée du nom du sénateur Tom Lantos, aurait dû, du point de vue moral et juridique, condamner les crimes contre l’humanité perpétrés par Israël, le blocus qu’il impose au peuple palestinien dans la bande de Gaza, son agression contre la flottille de la liberté dans les eaux internationales ainsi que sa profanation des sanctuaires islamiques». Elle a fait savoir, dans ce cadre, que cette commission «est connue pour ses positions favorables à la politique d’occupation israélienne dans les territoires palestiniens, et présidée par le sénateur Franc R. Wolf, fervent défenseur de la politique israélienne d’oppression et de violation des droits de l’Homme en Palestine». L’ISESCO a noté que cette commission devait s’abstenir de s’ingérer dans les affaires d’un Etat indépendant qui défend les droits de ses enfants et les protège contre toute exploitation à des fins non humanitaires. «Le discours de cette commission se caractérise par la provocation et indique que les activités des missionnaires exclus sont soutenues par des parties qui veulent nuire au monde islamique et qu’elles n’ont aucun rapport avec des actions prétendument caritatives et humanitaires», précise le communiqué. Selon la même source, l’ISESCO a appelé le Haut commissariat aux droits de l’Homme relevant de l’ONU à instaurer une loi pénalisant l’abus de l’innocence des enfants à travers le monde sous couvert d’actions caritatives et humanitaires. Dans un communiqué rendu public le 12 mars dernier, l’ISESCO avait exprimé «son soutien au Maroc qui s’est mobilisé pour protéger ses citoyens contre les campagnes d’évangélisation menées par des missionnaires qui agissent sous couvert d’action humanitaire, exploitant ainsi l’innocence et l’indigence d’enfants orphelins pour leur inculquer les principes du christianisme». L’Organisation avait estimé, selon la même source, que le Maroc est dans son bon droit quand il interdit ce genre de campagnes immorales et illégales qui violent sa souveraineté en portant atteinte à sa religion officielle et aux droits de ses enfants. Le Maroc avait expulsé, au début du mois de mars dernier, 16 évangélistes dans le cadre de l’affaire de l’orphelinat d’Aïn Leuh. Le Royaume avait expulsé, en outre, au mois de décembre dernier cinq ressortissants étrangers pour «réunion non déclarée et prosélytisme évangéliste». Il s’agissait de deux Sud-Africains, deux Suisses et un Guatémaltèque. En mars 2009, cinq missionnaires étrangers, quatre Espagnols et une Allemande, avaient été également expulsés alors qu’ils tenaient une «réunion de prosélytisme» avec des ressortissants marocains. Le Royaume demeure ferme en ce qui concerne la préservation des valeurs spirituelles et religieuses des citoyens.

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