Logement à faible coût : Le gouvernement arrête une stratégie pour la production d’appartements à 140.000 DH

L’appartement à 140.000 dirhams est fin prêt. Les premières unités de ce nouveau programme national de logement à faible coût seront lancées dans les prochains jours dans les provinces du Sud. Plus de 22.000 unités à ce prix-là seront réalisées au titre de cette année dans 50 villes et villages. «Après les provinces du Sud, le lancement de ces nouvelles unités concernera l’ensemble des  régions du pays. Pour 2008, 22.000 unités seront prêtes. Depuis des mois, nous avons travaillé d’arrache-pied pour fiabiliser ce nouveau programme », a annoncé Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.
Après des mois d’attente, le nouveau programme national de logement à faible coût a finalement dévoilé ses détails. Au Palais royal à Rabat, SM le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 29 mars, la cérémonie de signature d’une convention portant sur la réalisation de ce programme d’environ 130.000 unités de logement  nécessitant un investissement global de 15,5 milliards de dirhams. Totalement exonéré d’impôts, ce programme sera directement réalisé à hauteur de 65 % par les filiales régionales du holding Al Omrane sur les quatre années à venir, alors que le reste sera exécuté par des promoteurs immobiliers privés dans le cadre d’un partenariat avec les filiales régionales du holding.
L’appartement à 140.000 dirhams est destiné aux ménages marocains dont le salaire mensuel n’excède pas les 2.700 dirhams.  En effet, ce nouveau produit a été conçu pour trois catégories. Il s’agit des habitants des logements menaçant ruine, des agents de la sûreté nationale et des employés de la fonction publique, ainsi que des salariés du secteur privé et de l’artisanat. Au total, ce sont 130.000 unités de logement qui seront répartis en 106.785 unités urbaines et 22.353 maisons dans le monde rural, selon le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.
Dans le milieu urbain, les logements prévus dans le cadre de ce programme consistent en des immeubles de trois niveaux équipés de services de proximité et respectant les normes de sécurité et de qualité. Par contre dans le milieu rural, ce nouveau programme prévoit la construction de logement en rez-de-chaussée qui peuvent faire l’objet d’une extension horizontale et verticale. Et ce, tout en veillant au respect des normes d’ingénierie et du cachet architectural et en utilisant les matériaux de construction locaux, selon le ministère de tutelle. Le logement à 140.000 dirhams rejoint ainsi le programme social entamé par le gouvernement en matière d’habitat.  Lors de la cérémonie de signature de cette convention, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace a noté que la production du logement social a franchi, pour la troisième année consécutive, la barre des 100.000 unités d’habitat alors qu’elle ne dépassait guère 45.000 unités par an. Pour les crédits logement, ils ont dépassé les 100 milliards de dirhams, soit trois fois le niveau enregistré en 2002.


 
Une main-d’œuvre qualifiée rare


Le secteur de l’immobilier a généré 30 % des emplois créés ces dernières années. À cette occasion, Taoufiq Hejira a indiqué que les indicateurs positifs  du secteur confirment la vigueur du secteur malgré quelques contraintes relatives à la rareté d’une main-d’œuvre qualifiée, qui s’explique par le nombre et l’ampleur des chantiers ouverts, et à la hausse des prix du foncier. Il a cité parmi les mesures prises pour prémunir le secteur de l’immobilier contre les pratiques illégales, le nouveau code de l’urbanisme, qui est fin prêt pour la discussion et l’approbation. Un code qui a été élaboré en large concertation avec l’ensemble des intervenants dans le secteur.

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