Loi de Finances, régionalisation, amazigh : Un menu chaud pour la rentrée parlementaire

Loi de Finances, régionalisation, amazigh :  Un menu chaud pour la rentrée parlementaire

Le Parlement inaugure ce vendredi sa session d’automne. C’est une session trop décisive mais également trop chargée qui attend les parlementaires. C’est surtout une session qui sera une occasion pour faire oublier la maigre prestation du Parlement au printemps. Avec une seule loi organique adoptée, une loi de Finances et quelques autres lois au compteur, la production législative avant la trêve estivale est restée en deçà des attentes. Mais pour Rachid Roukbane, président du groupe parlementaire du PPS (Parti du progrès et du socialisme), le bilan du Parlement fut au-dessus de la moyenne. «Avec 24 projets de loi adoptés, le bilan du Parlement durant la session de printemps est satisfaisant en comparaison avec les années précédentes. Mais il est vrai que vis-à-vis des attentes, notamment après la nouvelle Constitution et les élections législatives, les résultats n’ont pas atteint les aspirations», affirme-t-il. Et de poursuivre: «Mais il est certain que la session qui s’ouvre cette semaine connaîtra un rythme plus accéléré. Le gouvernement est en train de mettre les dernières retouches sur son bilan législatif et on peut dire que le vrai boulot commencera au cours de cette session». Plusieurs lois très importantes seront, en effet, discutées par le Parlement dans les prochaines semaines. Dans ce sens, le projet de loi de finances 2013 devra annoncer la couleur. Le débat au cours de la prochaine session devra également porter sur de nouvelles lois organiques. «Tout en évitant de produire des lois bâclées dans la précipitation, il va falloir donner la priorité au cours des prochains mois aux lois organiques telles que la loi organique des finances, la loi organique sur la régionalisation et celle concernant l’amazigh», explique M. Roukbane. Mais la tâche s’annonce d’ores et déjà délicate. Le PPS qui est un parti allié de la majorité gouvernementale semble avoir sa propre vision pour l’élaboration de ces lois organiques. «Nous appelons à adopter la même démarche retenue pour la réforme de la Constitution pour l’élaboration des lois organiques restantes. Cette démarche qui impliquerait toutes les sensibilités politiques permettra de trouver un consensus», conclut Roukbane. Qu’en pensent alors les autres partis de la majorité en particulier le PJD ? Un consensus pourra-t-il être facilement trouvé entre partis de la majorité et ceux de l’opposition ? En tout cas une telle démarche permettra certes de garantir un consensus préalable à l’adoption des futures lois organiques, mais elle risque de prendre du temps. De quoi raviver les craintes de l’opposition qui dénonce déjà la lenteur du gouvernement qui se répercute sur le travail législatif. «Le gouvernement doit prendre des mesures pour améliorer le rythme du travail législatif. Dans ce cas, les groupes parlementaires vont suivre et l’adoption des textes de loi se fera plus vite. Mais cela ne veut aucunement dire que nous allons tout accepter juste pour adopter plus de lois», déclare Rachid Talbi Alami, député et porte-parole du RNI (Rassemblement national des indépendants). L’opposition risque de mener la vie dure au gouvernement Benkirane à l’occasion du débat sur le projet de loi de Finances. le chef de gouvernement aura sans doute fort à faire pour convaincre les partis de l’opposition, notamment à la deuxième Chambre parlementaire, où la majorité est minoritaire.

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