L’ONU exige la participation du Maroc

L’ONU exige la participation du Maroc

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a appelé, mardi 21 février, à un accroissement des efforts régionaux pour lutter contre ces fléaux. En effet, l’instabilité que connaissent plusieurs  pays de la région et l’expansion alarmante des activités de l’AQMI ont été à l’ordre du jour d’un débat de haut niveau au Conseil de sécurité sur la criminalité transnationale organisée en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel. Lors de cette réunion, Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, a souligné la nécessité d’une action solidaire et concertée entre les Etats de la région ouest-africaine et sahélienne tout en relevant que «le crime transnational organisé ne peut être appréhendé par un Etat seul». Par là, M. Amrani fait allusion à l’attitude de l’Algérie qui, rappelons-le, avait exclu le Maroc lors de la conférence d’Alger contre le terrorisme en mars 2010.  Le Royaume n’avait pas tardé à réagir en publiant le 16 mars un communiqué pour déplorer la réaction négative des autorités algériennes. «Le Maroc regrette cette attitude d’exclusion face à une menace pourtant commune et identifiée qui exige nécessairement une réponse concertée et collective au bénéfice de la consolidation de la paix et de la sécurité régionales et de la promotion du progrès et du développement dans toute la sous-région», indiquait le communiqué. L’exclusion du Maroc de cette conférence est la preuve d’un  manque de coordination en matière de lutte contre le terrorisme. Une question qui, pourtant, exige nécessairement une réponse concertée et collective pour assurer la sécurité dans la région. A ce sujet, le  secrétaire général de l’ONU a mis l’accent mardi sur la nécessité d’une coopération plus étroite des États de la région avec les autres États membres, ainsi qu’avec les organisations régionales et internationales en vue d’assurer une stabilité durable en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel. S’agissant du trafic transatlantique de drogues, le représentant marocain a estimé qu’une coopération élargie basée sur le principe de responsabilité partagée s’avère indispensable pour trouver des solutions concrètes et à long terme. Ce dernier a appelé à une réactivité urgente et l’engagement solidaire des États de la région pour apporter des réponses durables à la menace du crime organisé. Du côté algérien, l’ambassadeur et représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, Mourad Benmehid, a énuméré les actions initiées par certains pays de la région pour assurer la sécurité au Sahel  parmi lesquelles figure la  création en 2010 à Tamanrasset du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) entre les Forces armées de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger. Malgré les progrès encourageants constatés dans certains pays en matière de sécurité, Ban Ki-moon a relevé que la situation de la stabilité en Afrique occidentale et dans la région du Sahel est de plus en plus préoccupante. Il a ainsi fait état de la hausse du crime organisé, du trafic de stupéfiants ainsi que les répercussions de la crise en Libye dans les régions avoisinantes, telles que les flux d’armes.

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