L’USFP place d’abord ses dirigeants

Le premier secrétaire de l’USFP, Mohamed Elyazghi, et son adjoint Abdelouahed Radi se sont assuré leurs maroquins. Le parti auquel l’on a reproché d’avoir retardé les négociations sur la formation du gouvernement place d’abord ses dirigeants. Mohamed Elyazghi qui quitte son département de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Eau, prend la place de l’actuel chef du gouvernement dans l’ancienne formation. Il est nommé ministre d’Etat sans portefeuille. Abdelouahed Radi, élu dans son fief au Gharb, à défaut de la présidence du Parlement qu’il a occupée pendant deux législatures, passe du côté de l’exécutif et chapeaute le département de la Justice. Outre ces deux dirigeants, les trois autres ministres et ministre délégué accèdent au gouvernement pour la première fois. Sauf pour Mohamed Ameur. L’ancien secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire est ainsi promu ministre délégué et s’occupera des Marocains résidant à l’étranger. Les deux autres nouveaux venus, Jamal Aghmani et Ahmed Chami, assument pour la première fois des responsabilités au sein de l’exécutif. Ahmed Chami, jeune diplômé de l’Ecole centrale de Paris et ancien directeur de Microsoft Afrique du Nord et de l’Ouest, figure également sur la liste des nouveaux ministres usfpéistes.
Ce jeune cadre qui s’est fait remarquer lors de la préparation et la présentation à Casablanca du programme électoral du parti, dans son volet économique notamment, fait une entrée non moins remarquable au gouvernement. Il se charge du département d’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Une figure du parti de la Rose, Jamal Aghmani, qui s’est démarquée pour avoir tenu tête aux islamistes à Salé lors des élections de 1998, a été retenu par son parti. Il est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

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