M. Ben Chekroun fait la sourde oreille à la réforme du champ religieux

Aucun effort ne sera épargné pour contrer l’extrémisme religieux. Le discours prononcé par de SM le Roi Mohammed VI, le vendredi 20 avril 2004, dévoile une réorganisation du ministère des Habous et des Affaires islamiques. La fin assignée à cette restructuration est claire : «Prémunir le Maroc contre les velléités d’extrémisme et de terrorisme, et préserver son identité qui porte le sceau de la pondération, la modération et la tolérance», a déclaré le Souverain.
Pour atteindre cet objectif, deux dahirs, relatifs à la création de directions au sein du ministère des Habous et des Affaires islamiques, ont été promulgués. Le premier concerne la création d’une direction responsable des mosquées. Le second se rattache à l’enseignement islamique traditionnel.
La mise en place de l’une et l’autre de ces directions nécessite un «encadrement». Cette mission a été confiée aux ouléma. Longtemps confinés à un rôle honorifique, les ouléma ont été appelés à occuper les premières loges dans la restructuration du champ religieux. Le Conseil supérieur des ouléma a eu de nouvelles prérogatives. Cette instance est présidée par SM le Roi et composée de quinze théologiens, connus par leur érudition. Le Conseil supérieur des ouléma a la charge de superviser l’action des conseils locaux des ouléma.
Ces instances se sont substituées aux Conseils provinciaux des ouléma qui existaient depuis 1981. Installés dans 30 villes du Royaume, les Conseils locaux sont le fer de lance de la réorganisation du champ religieux. Chacun d’eux est composé d’un président et de huit membres, à l’exception de ceux de Casablanca, de Fès et de Marrakech qui comptent respectivement 16 et 12 membres. Radouane Ben Chekroun est président du Conseil des ouléma de Casablanca. A l’instar des présidents et membres des Conseils locaux, il a été nommé par Dahir.
Au demeurant, les ouléma sont responsables de la supervision des chaires de prédication et des orientations religieuses. Les Conseils locaux sont aussi appelés à devenir des organes de proximité entre les citoyens et tout ce qui est religieux. «Nous tenons, en outre, à voir des femmes versées en sciences religieuses siéger dans ces Conseils, et ce par souci d’équité à leur égard et d’égalité entre l’homme et la femme», a déclaré le Souverain. Le nombre des femmes (les alémates), nommées dans ces instances, s’élève à 36. Apparemment, Radouane Ben Chekroun préférerait qu’elles restent chez elles en vaquant à des occupations ménagères.

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