Madrid se résout à accueillir 90 clandestins secourus au large du Maroc

Les 90 clandestins interceptés à bord d’une barque de pêcheurs étaient transportés dimanche vers Las Palmas, dans l’archipel des Canaries, par le navire-hôpital Esperanza del Mar.

La nationalité de tous ces émigrants d’origine subsaharienne n’ayant pu être établie, les autorités espagnoles ont renoncé à tenter de les refouler vers le Maroc ou la Mauritanie, d’où ils sont probablement partis, a-t-on précisé.

Le Maroc n’accepte que le renvoi sur son territoire de ses propres ressortissants entrés illégalement en Espagne, en vertu d’un accord bilatéral.

En mars, l’Espagne a refoulé vers la Mauritanie 170 émigrants africains partis de ses côtes, grâce à la réactivation isolée d’un accord de 2003, alors que Nouakchott a signé de accords de rapatriement avec le Sénégal et le Mali.

Depuis janvier, près de 11.000 émigrés clandestins africains sont arrivés par la mer aux Canaries, soit plus que le record de 9.929 arrivées en 2002.

L’Agence européenne Frontex doit dépêcher prochainement aux Canaries une équipe d’experts chargés notamment d’identifier les émigrants clandestins en vue de leurs éventuelles explulsions.

Celles-ci ne sont légalement possibles que lorsque la nationalité de l’émigrant est établie et que l’Espagne et son pays d’origine ont signé un accord bilatéral de rapatriement.

A l’initiative de l’Espagne, du Maroc et de la France, 57 pays européens et africains adopté le 11 juillet à Rabat un Plan d’action sur l’immigration prévoyant notamment la "mise en place (…) de systèmes efficaces de réadmission entre l’ensemble des pays concernés".

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