Maires et députés : Les présidents de communes à l’hémicycle

Ce ne sont pas les maires et représentants de conseils municipaux qui s’estimeront lésés à l’issue de ces élections. Et pour cause, ils sont au nombre de six, qui ont pu, ou su, décrocher leur ticket d’entrée à l’hémicycle. Ils ont, pour la majorité, choisi de se présenter dans leurs fiefs, et d’ailleurs, il faut avouer qu’ils ont visé juste.
Le maire de la capitale économique, Mohamed Sajid en fait partie. Président du conseil de Casablanca depuis 2003, M. Sajid, est allé chercher un mandat parlementaire très loin de cette ville. C’est à Taroudant qu’il a été accrédité par l’Union constitutionnelle en tant que tête de liste. Il est, aussi, soucieux du développement des zones rurales. C’est pourquoi il est à la tête d’un collectif d’associations qui oeuvrent pour le développement de ces zones et pour leur procurer toutes les commodités auxquelles elles n’ont pas accès. Autre vainqueur. Il s’agit, aussi, d’Ahmed Brija, président de la commune de Sidi Moumen à Casablanca. Ce professeur universitaire a représenté le parti de Mustapha Mansouri pour passer premier RNI dans la circonscription de Sidi Bernoussi. Celui qui a basculé dans la célébrité, «grâce» aux attentats du 16 mai 2003, a fait parler de lui par ses interventions dans ces quartiers chauds qui relèvent de sa juridiction, mais aussi par d’autres interventions notamment en sa qualité de défenseur de la création des universités populaires.
Il ne faut pas oublier Omar El Bahraoui, débuté représentant le parti du Mouvement populaire à la criconscription de Rabat-Chellah. M. El Bahraoui qui, dernièrement, a eu des journées difficiles suite au procès enclanché contre lui pour motif de «campagne électorale prématurée», cela ne l’a tout de même pas empêché de tirer son épingle du jeu face aux deux concurrents de taille que sont le redoutable Driss Lachgar (USFP) et l’ambitieux Abdelkrim Benatiq (Parti travailliste).
Moulay Hamdi Ould Errachid n’est pas resté pour compte. Ce maire de Laâyoune qui a été désigné par le parti de l’Istiqlal pour diriger sa liste à Laâyoune, a aussi le mérite d’être le frère de Khelli Henna Ould Errachid, qui n’est autre que le président du Corcas, et le descendant d’une des plus grandes familles sahraouies.
Driss Sentissi, pour sa part, n’a pas loupé le coche. Président du conseil de la ville de Salé, M.Sentissi a misé sur les solides réseaux qu’il a tissés jusqu’ici dans la ville et, de toute évidence, sur les voix des harakis. Ce représentant du Mouvement populaire est passé malgré une ambiance de concurrence acharnée qui régnait entre lui, Abdelilah Benkirane, Amine Sbihi et Noureddine Lazrak.
Enfin, et pas des moindres, Hamid Chabat a lui aussi été reconduit pour une autre partie parlementaire malgré le duel qui l’a opposé au PJD par la personne de Lahcen Daoudi. Le maire de cette ville, qui est aussi membre influent du bureau exécutif de l’UGTM n’a jamais raté une occasion pour «taper» sur le PJD et sur les discours moralisateurs de ce dernier, ce qui lui a valu, par ailleurs, plusieurs accrochages avec ce parti.

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