Manoeuvres polisariennes autour de Tifariti : Le Maroc rappelle à l’ordre le Polisario et l’Algérie

Aucun moyen n’est écarté pour préserver l’intégrité du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son Sahara, y compris les localités marocaines situées au-delà du mur de la défense. La précision, exprimée vendredi dernier, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, intervient alors que des informations rapportées par certains organes de presse faisaient état de l’intention du Polisario de procéder au peuplement et à la construction d’infrastructures dans la localité marocaine de Tifariti. «Le Royaume réaffirme sa nette détermination à préserver, par tous les moyens, son intégrité territoriale sur l’ensemble de son Sahara et à sauvegarder, de manière légitime, sa sécurité nationale», affirme le communiqué, qui vient couper court à la surenchère à laquelle le Polisario se livre, par médias interposés, et qui a franchi le seuil du tolérable, depuis la tenue du 12ème congrès du front séparatiste, à la mi-décembre dans la zone démilitarisée de Tifariti. Le Royaume avait d’ailleurs vigoureusement mis en garde contre cette provocation, en appelant les Nations unies, plus particulièrement la Minurso, à assumer ses responsabilités face aux incursions répétitives des séparatistes dans la localité marocaine, dont l’armée marocaine s’est retirée en 1991, au lendemain de la signature de l’accord de cessez-le-feu, dans le seul souci de préserver la stabilité de la région. «Le Maroc a déjà dénoncé solennellement et publiquement cette intention (peuplement de Tifariti) et déclaré, en son temps, qu’il ne saurait en aucune manière tolérer toute rupture du statu quo ou fait accompli dans cette zone qui a été, depuis la proclamation du cessez-le-feu en 1991, exempte de présence ou d’infrastructures», souligne le communiqué. Maintenant, si le Royaume «réitère avec force sa position ferme, claire et connue de tous», c’est justement pour mettre devant leurs responsabilités «l’ensemble des parties qui procèdent, accompagnent ou encouragent les actes gravissimes ainsi annoncés». «Ces parties doivent, toutes, assumer, les conséquences multiples d’une telle inacceptable évolution sur la sécurité nationale», avertit le communiqué, tout en s’interrogeant sur «les véritables raisons et les réelles motivations de ces actions projetées sur le terrain – nouvelles dans leur nature, dangereuses dans leur portée et accompagnées, depuis peu, par des menaces de reprise des hostilités – en particulier dans le contexte du processus de négociations engagé au sein de l’ONU, à la faveur de la présentation par le Maroc de son initiative d’autonomie, encouragée par la communauté internationale». L’offre d’autonomie, à l’origine des négociations de Manhasset, et à laquelle adhère «la majorité écrasante des sahraouis séquestrés à Tindouf» (voir l’entretien ci-dessous), a réussi à provoquer un profond désarroi au sein des ennemis de l’intégrité territoriale, dont l’Algérie qui continue de soutenir le Polisario, financièrement, militairement et diplomatiquement. A défaut d’initiative, ou d’alternative à l’enlisement du conflit, qui met à rude épreuve la patience de la communauté internationale, les parties hostiles se contentent de «faire dans la provocation» à l’égard du Royaume. Il ne se passe pas un jour sans que les parties ennemies, en panne d’idées, n’inventent une vieille nouvelle comédie, dont la dernière en date est une soi-disant «cérémonie de pose de premières pierres» qui aurait été organisée dernièrement dans la localité de Tifariti. Le «chef du Polisario», Mohamed Abdelaziz, avait déjà donné le ton de cette nouvelle mascarade, en procédant, aux termes de son pseudo-congrès, – et sous le regard de quelques caméras -, à «la pose de la première pierre» d’un lieu de culte à Tifariti. Ce «festival» de provocations ne devait toutefois pas rester sans réponse. La mise au point ferme, et énergique, apportée par le ministère des Affaires étrangères, est là pour avertir le Polisaro, ainsi qu’à son mentor algérien, qu’il est en train de jouer avec le feu.



 Des ONG britanniques se félicitent du retour
massif de Sahraouis à la mère patrie


Les ONG Britanniques «The Surrey Three Faiths Forum» et «Freedom for All» se sont félicités, vendredi, du retour massif de Sahraouis au Maroc et ont appelé la communauté internationale à faire pressions sur l’Algérie afin de l’amener à lever le siège imposé aux ressortissants marocains détenus dans les camps de Tindouf Mme Tanya Warburg, de «Freedom for All» a indiqué que son Association se félicite du retour en masse de Sahraouis au Maroc, où «ils ont été chaleureusement accueillis par les leurs». «Ce retour massif vient apporter une preuve supplémentaire des relations ancestrales entre les populations sahraouies et leur mère patrie, le Maroc», a souligné Mme Warburg, appelant «la communauté internationale à accentuer les pressions sur l’Algérie afin de l’amener à lever le siège imposé aux populations sahraouies détenues dans les geôles de Tindouf, sur le sol algérien, au mépris des règles et des valeurs humanitaires». «Freedom for All tient également à attirer l’attention de la communauté internationale sur la détérioration des conditions de vie dans les camps de Tindouf», a dit la militante britannique, citant notamment les violations systématiques des droits humains les plus élémentaires des populations séquestrées par le Polisario. Mme Warburg s’est, en outre, élevée contre «le climat de peur et d’intimidation imposé par les dirigeants du Polisario aux populations», relevant que cette situation s’est traduite par «une atmosphère de désespoir dans les camps de séquestration». Par ailleurs, «Freedom for All» a souligné que «le plan d’autonomie présenté par le Maroc pour régler la question du Sahara, salué par l’ONU et par de nombreux pays au monde, se confirme au fil du temps comme la seule option crédible pour clore ce dossier».

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