Maroc-Chine : Une balance commerciale inéquitable

Le volume des échanges commerciaux sino-marocains reste assez timide. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Sur les 474,3 milliards de dollars, volume total de l’import-export chinois en 2002, la part des échanges avec le Maroc est très infime. Une chose est sûre néanmoins, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années.
Mais c’est une hausse qui est imputée au volume des importations marocaines de plus en plus importantes en provenance de la Chine. En effet, en l’espace de six années, ce volume a triplé passant de 1,13 milliard de dirhams en 1994 à 3,22 milliards en 2000.
La progression a continué en 2002 puisque le volume des échanges entre les deux pays a atteint 4,51 milliards de DH contre 3,54 milliards de DH en 2001, soit une progression de 14,5 %.
Du côté marocain, l’essentiel des exportations est constitué de matières premières. Les phosphates arrivent en tête de liste avec un total annuel de 550 millions de dirhams. Les exportations marocaines vers la Chine portent également sur le minerai de cobalt et les engrais naturels et chimiques.
Par ailleurs, le Maroc, à travers de nombreuses missions économiques, espère pouvoir placer ses produits, notamment les agrumes et primeurs sur le marché chinois. Les principaux produits chinois importés au Maroc demeurent invariables.
Il y a bien évidemment le fameux thé vert, pour une valeur de 680 millions de dirhams. Mais il y a aussi tous les produits manufacturés qui offrent un rapport qualité/prix apprécié du consommateur marocain. Par ailleurs, la Chine possède un savoir-faire en matière de santé, d’ingénierie en bâtiments et travaux publics qui est très apprécié au Maroc. Les Chinois sont également très friands du poisson marocain.
En effet, nombreux sont ceux qui exercent à bord de chalutiers-congélateurs, en partenariat avec les professionnels marocains. Il existe au sud du Maroc, une vingtaine de sociétés mixtes sino-marocaines qui commercialisent les produits de la mer vers les marchés européens et japonais.
Ces échanges commerciaux ont décollé notamment après la signature de plusieurs accords de coopération entre des Chambres de commerce, d’industrie et des services nationales et leurs homologues chinoises, à l’image de celui qui a été conclu entre la CCISC de Marrakech et l’Association des entreprises de commerce et d’économie extérieure de la ville de Xi’an (Nord ouest de la Chine).
Un accord qui vise à favoriser la coopération entre les villes de Xi’an et de Marrakech dans les domaines de la médecine, de l’alimentation, de la transmission, de la distribution de l’électricité, du tourisme et de la protection de l’environnement.

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