Marrakech, capitale interparlementaire

L’Union interparlementaire, qui se réunit deux fois par an, est l’une des organisations les plus anciennes. Créée à Genève en Suisse en 1889, elle a pour objectif de rapprocher les députés des différents pays membres et de participer au règlement des problèmes de l’heure par la voie de la diplomatie parlementaire.
La dernière conférence de l’UIP a eu lieu, en septembre 2001, à Ouagadougou, au Burkina Faso. C’est là que le choix s’est porté sur le Maroc pour abriter les prochaines assises de l’organisation du 17 au 23 mars. Un accord stipule que le pays hôte doit traiter tous les membres de l’UIP sur un pied d’égalité et leur octroyer tous les visas d’entrée. Quant aux frais de transport, d’hébergement et de restauration des participants, c’est l’organisation elle-même qui les prend en charge. Une aubaine pour le tourisme à Marrakech.
Pour les préparatifs de l’événement qui ont duré une année environ, le Parlement marocain a mis en place un comité d’organisation et de coordination où figurent princiaplement les députés Brahim Rachidi de l’USFP, Abdelaziz Hafidi du RNI, Abdelaziz Messioui de l’UC et Amine Demanti du MP. Chacun d’eux a pris en charge un aspect de la manifestation dont la préparation a nécessité la mobilisation de 300 employés du parlement marocain et 104 cadres de l’UIP. Les uns et les autres ont travaillé de concert dans cette affaire. La conférence de Marrakech a enregistré une affluence importante : 57 présidents de parlements ont fait le voyage de Marrakech alors que le nombre le plus important en la matière était enregistré jusqu’ici par l’UIP de Berlin en Allemagne il y a près de trois ans avec 52 présidents. “ L’ensemble des Parlements arabes et islamiques sont représentés au plus haut niveau, explique Brahim Rachidi. C’est une occasion importante pour discuter de questions de fond, notamment la cause palestinienne. Et puis le choix du Maroc pour organiser une telle manifestation est un gage de stabilité et de démocratie qui règnent au Maroc“.
C’est 175 chefs de délégations qui ont débarqué dans la perle du sud, soit au total 1600 participants issus de 129 pays : 700 parlementaires, 5 membres associés et 31 observateurs. Parmi ces derniers, figurent la Palestine, les Nations Unies, le PNUD, la Banque mondiale, le FMI, le CNUCED, le FAO, le HCR… Il y a certains absents comme le Bangladesh, le Kenya, la Moldavie, la Tanzanie, l’Ouzbékistan, le Zimbabwe…
Le PJD a voulu faire de la surenchère politicienne et verser dans un certain populisme en manifestant, lundi 18 mars, contre la présence des députés israéliens devant le Palais des congrès où se déroulent les travaux de l’UIP.
Parmi les manifestants, le député islamiste Rachid M’Daour, qui a participé aux préparatifs des assises de l’UIP.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que les assises de l’Union interparlementaire se tiennent dans un pays arabe. Elles ont déjà eu lieu à Amman en Jordanie, il y a un an et demi et au Caire en Égypte il y a trois ans.
Les représentants israéliens étaient présents dans les deux capitales.
Événement d’une dimension internationale, les assises de l’UIP à Marrakech pèchent par la défaillance de la communication. Au lieu de confier cette dernière à des professionnels en la matière pour une bonne médiatisation de la manifestation, c’est une équipe du parlement marocain et de l’organisateur qui s’est improvisé spécialiste en la matière.

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