Melilia : trois morts lors de la tentative de passage d’immigrants (nouveau bilan)

Un précédent bilan faisait état d’un mort du côté de la frontière marocaine et d’un autre en territoire espagnol. "Deux candidats à l’immigration clandestine sont morts du côté marocain", a indiqué lundi soir l’agence marocaine Map. Les deux hommes ont été mortellement blessés dans leur chute, selon la Map qui cite le médecin chef de l’hôpital Hassani de Nador. "Parmi les sept subsahariens blessés qui ont été admis à l’hôpital provincial, deux sont décédés", a-t-il précisé. Selon le médecin chef, cité par l’agence, "les deux corps ne révèlent pas de corps étrangers ni d’objet métallique".

La garde civile espagnole avait indiqué plus tôt qu’un immigrant était décédé du côté espagnol. Selon la Map, les cinq autres subsahariens blessés ont reçu des soins et deux eux d’entre ont déjà quitté l’hôpital. Entre 50 et 70 personnes ont tenté de passer simultanément la frontière maroco-espagnole lundi peu après 03H00 GMT (heure marocaine).
"Lors de la tentative et en dépit des tirs de somation d’usage des éléments de surveillance en poste, les candidats à l’émigration illégale ont continué leur escalade de la clôture grillagée entraînant des blessures graves de sept d’entre eux à cause des fils barbelés", a indiqué une source locale citée par la Map. Sept migrants ont été arrêtés, ont indiqué les forces de sécurité.

Le préfet de Melilia, José Fernandez Chacon, a d’autre part évoqué la probabilité d’un décès "dû aux tirs d’une arme à feu". Il a souligné que "la garde civile n’utilise pas ce type d’armes" dans cette zone mais seulement des armes anti-émeutes. L’immigré décédé "est tombé (en territoire espagnol) d’une hauteur de six mètres, mais c’est l’autopsie qui déterminera définitivement les causes du décès", avait indiqué pour sa part un porte-parole de la garde civile espagnole.

L’assaut massif de lundi est le premier enregistré depuis l’automne 2005 sur cette frontière. Quatorze émigrants africains étaient morts en 2005, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilia et de Sebta, la seconde enclave espagnole en Afrique du nord.

Le drame de Melilia est intervenu juste avant que la gendarmerie marocaine ne découvre les corps de vingt et un clandestins africains morts lundi sur une plage près de Laâyoune après le naufrage de leur embarcation, a-t-on indiqué de source officielle. Ces migrants comptaient se rendre dans l’archipel espagnol des Canaries.

Sept rescapés, qui ont réussi à rejoindre la côte à la nage, ont indiqué que leur bateau transportait au total 37 personnes.

Les recherches se poursuivaient lundi pour retrouver d’autres disparus, selon la même source.

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