Mellilia : La police espagnole multiplie les provocations à l’égard des représentants marocains de la société civile

Mellilia : La police espagnole multiplie les provocations à l’égard des représentants marocains de la société civile

Une nouvelle provocation espagnole, une de plus, à la frontière entre Nador et la ville marocaine occupée de Mellilia. Mais cette nouvelle escalade prend, cette fois, une tournure sécuritaire qui a failli tourner à l’aigre. Des éléments de la police espagnole en service à Mellilia sont intervenu, lundi soir, violemment contre une délégation de la société civile marocaine. Les policiers espagnols, embarrassés par la présence de cette délégation venue constater à partir du port Béni-Anzar, à Nador, les mauvais traitements réservés aux citoyens marocains traversant vers Mellilia, ont poussé la provocation jusqu’à violer le territoire national. L’un d’entre eux n’a pas hésité à franchir d’un mètre la ligne d’accès à Béni-Anzar et poussé violemment avec sa matraque un membre de cette délégation, sous prétexte que ce dernier l’aurait photographié. La victime de cette agression, Younès Aftit, journaliste de son état, voulait toutefois simplement témoigner, par le biais de son appareil photo, contre les humiliations en série qui se sont aggravées contre les ressortissants marocains depuis la visite fin 2007 du Roi Juan Carlos dans les villes occupées de Sebta et Mellilia. Mais cela n’a pas été du goût du policier espagnol, qui s’est permis de violer le territoire national pour administrer des bastonnades au photographe marocain. C’est chose faite. Mais cela n’a pas calmé les ardeurs d’une police espagnole débridée. Cette dernière ne s’est pas arrêtée à ce stade de la provocation. Trois autres policiers espagnols ont donné la réplique à leur collègue, violant à leur tour le territoire national. Leur intervention s’est déroulée quand un autre ressortissant, Saïd Chamrati, s’est empressé pour soutenir son compatriote, pris à partie par le flic assaillant. L’un d’entre eux est allé jusqu’à dégainer son arme tout en mettant balle au canon. Mais voilà, il aura fallu l’intervention des autorités marocaines pour remettre les choses à leur place. Aux grands maux, les grands remèdes. Les éléments de la Sécurité marocaine ont réussi à encercler l’endroit de l’incident, ce qui a obligé les policiers espagnols à rebrousser chemin. L’intervention héroïque des éléments de la Sûreté nationale a été saluée par les militants de la société civile. «L’intervention des forces de sécurité marocaines est d’autant plus louable qu’elle est la seule capable de freiner les exactions perpétrées par les policiers espagnols contre nos concitoyens», a exhorté Nabila Hadfi, présidente de l’Association de la presse méditerranéenne, basée à Nador, dans une déclaration à ALM. Le même son de cloche est relevé chez Younès Aftit, victime de la bavure policière espagnole.  Ce dernier s’est félicité du fait que le Collectif ait été reçu, lundi dernier, par un haut responsable de la Direction nationale de la Sûreté nationale (DGSN), qui les a assurés que «tout sera mis en œuvre à travers les canaux ordinaires, afin que de tels comportements ne se reproduisent plus».
Les militants associatifs de Nador ont multiplié ces derniers temps les sit-in devant le poste frontière de Béni-Anzar, en protestation contre «les comportements racistes et provocateurs» des forces d’occupation espagnoles.

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