Modèles européens

Modèles européens

Face à la nécessité commune de réforme des systèmes de retraite, la diversité des stratégies nationales est maintenue. Ainsi en Suède, depuis la réforme de 1999, une plage de départ comprise entre 61 et 70 ans a été établie, censée inciter les salariés à prolonger leur activité sans passer par des mesures légales de recul de l’âge de départ. En Italie, depuis la réforme de 1992, l’âge légal est fixé à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. L’Allemagne, où l’âge normal est 65 ans, l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires a été porté, en 1997, de 62 à 63 ans, certaines catégories pouvant partir à 61 ans. Au Royaume-Uni, l’âge de départ des femmes, aujourd’hui à 60 ans, rejoindra celui des hommes, à 65 ans. Âges normal et minimal de liquidation des droits à la retraite (salariés du privé). La création de fonds de réserve afin d’atténuer la charge financière liée au vieillissement de la population est l’autre grand point des réformes engagées. Dans les pays scandinaves et aux États-Unis, un relèvement progressif d’un demi-point des cotisations a permis d’engranger des réserves équivalentes à deux fois les dépenses annuelles du régime. Néanmoins, ce fonds devrait être épuisé en 2040. Récemment, des fonds similaires ont été créés en Irlande, en Espagne, au Portugal et en France. Le troisième aspect des réformes porte sur l’introduction de compléments de retraite par capitalisation. La plupart des pays qui ont réformé leur système de retraite ont opté totalement ou partiellement pour un système par capitalisation. La réforme suédoise s’appuie sur une refonte des modalités d’acquisition et de calcul des droits à la retraite, avec la création de deux régimes publics obligatoires, l’un par répartition (alimenté par une cotisation sociale au taux de 16 % partagée équitablement entre l’employeur et le salarié), l’autre par capitalisation (avec une cotisation au taux de 2,5 %). Dans la réforme allemande, qui a abouti en 2001, le complément par capitalisation est financé par le seul salarié, avec l’aide de l’État. Les salariés auront la possibilité de réaliser cette épargne-retraite jusqu’à parvenir à 4 % de leur salaire brut en 2008. Depuis 1986, le régime de base au Royaume-Uni est complété par un dispositif obligatoire pour les salariés qui ont le choix entre un fonds de pension ou un régime complémentaire public garantissant une retraite égale à 20 % du salaire moyen.

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