Mohamed Benhamou(*) : «Personne n’a le droit d’insulter l’intelligence collective de ce grand peuple»

Mohamed Benhamou(*) : «Personne n’a le droit d’insulter l’intelligence collective de ce grand peuple»

ALM : Al Adl, Annahj et l’AGD remettent en question la crédibilité des résultats du référendum. Comment analysez-vous cela ?
Mohamed Benhamou : Ce sont des mauvais perdants. En disant cela, ils montrent bien qu’ils sont des non démocrates. On a bien vu qu’il y a eu des observateurs qui ont suivi le référendum durant toute la campagne référendaire et le jour de l’opération de vote. C’était vraiment une grande fête de la démocratie. Dans le cadre de la campagne, chacun a exprimé librement ses positions. Ceux qui appelaient à voter «Non» ou à boycotter ont bénéficié, au même titre, que ceux qui appelaient à voter «Oui» du temps d’antenne dans les médias pour défendre leurs positions. Et le vendredi 1er juillet, le peuple marocain a dit son mot. Il a exprimé sa volonté et on doit tous la respecter. Personne n’a le droit d’insulter l’intelligence collective de ce grand peuple.

Comment voyez-vous l’avenir du 20 février à la lumière des résultats du référendum ?
Je pense que le résultat est là pour exprimer la volonté du peuple. Le choix opéré par le peuple a été acté par l’adoption de la nouvelle Constitution. Le 20 février a le droit de continuer d’exister et d’exprimer ses positions s’il le souhaite. Mais il doit accepter le fait qu’il est un courant très minoritaire dans la société marocaine. En plus, si la démocratie préserve le droit de la minorité à s’exprimer, cette minorité doit se soumettre à la volonté souveraine de la majorité. Quand on mène un combat, on doit tirer les conclusions à la lumière des résultats obtenus.

Quel sera l’apport de la nouvelle Constitution en matière de consolidation de la démocratie au Maroc ?
Nous avons la chance d’avoir une très bonne Constitution. Il faut qu’on soit tous en mesure d’assurer son application afin que le nouveau texte permettra d’apporter une réponse à l’ensemble des attentes et aspirations politiques, démocratiques, économiques et sociales des citoyens. Il faut que les partis politiques, les organisations sociales, les acteurs de la société civile, les élites et l’ensemble des acteurs publics et privés se mobilisent pour pouvoir relever le défi.

(*) Président du Centre marocain des études stratégiques

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