Mohammed Soukrat : «Nous avons intérêt à renforcer la diplomatie populaire»

Mohammed Soukrat : «Nous avons intérêt à renforcer la diplomatie populaire»

ALM : Quelles sont les composantes de l’Union internationale pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara ?
Mohammed Soukrat : L’Union internationale pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara est un melting-pot de différents acteurs de la société civile. Elle est constituée d’organisations non gouvernementales nationales et internationales, d’associations de défense des droits de l’Homme, des droits de la femme et de l’enfant. Des associations qui militent pour la cause nationale et qui sont installées en Europe, notamment en France, en Allemagne, en Belgique et en Suède. Je peux citer à titre d’exemple l’Association des tribus sahraouies en Europe qui siège en France et la Ligue du peuple sahraoui pour les droits de l’Homme qui est installée en Suède. En plus des associations militant pour la cause nationale et les droits de l’Homme, l’Union internationale pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara compte aussi des centres d’études stratégiques et également des organisations internationales spécialisées dans les litiges liés aux frontières. Certaines organisations sont turques, mexicaines, sud-africaines, etc. Je dois souligner que ces organisations ont contribué, par leur participation au congrès constitutif de l’Union internationale pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara et à la réussite de ce congrès. Par ailleurs, l’Union internationale pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara compte des académiciens et des experts internationaux.

Quelles sont les principales recommandations que vous avez émises lors du congrès constitutif ?
Les principales recommandations que nous avons émises lors du congrès constitutif ont pour finalité de pousser les efforts et les axer sur l’international. En d’autres termes, faire connaître plus la cause nationale au niveau international et promouvoir la proposition marocaine du projet d’autonomie au Sahara comme proposition réaliste pour la résolution définitive de cette affaire. Nous avons intérêt à renforcer la diplomatie populaire avec les pays de l’Europe de l’Est, d’Asie et d’Amérique latine. Sans oublier aussi certains pays arabes.

Comment voyez-vous la régionalisation avancée ?
La régionalisation avancée est le cadre idéal pour dissiper les divergences. Je parle des points de vue que peuvent avoir certaines personnes et qui ne sont pas tout à fait en conformité avec l’unanimité que les Marocains ont sur la question de l’intégrité territoriale de notre pays. Le projet d’autonomie au Sahara proposé par le Maroc et la régionalisation avancée sont une occasion incontournable que les séparatistes de Tindouf et ceux de l’intérieur doivent saisir. Ils pourront gérer leurs affaires locales eux-mêmes. La régionalisation avancée est un moyen pour la consolidation de la décentralisation et de la déconcentration qui garantit aux citoyens dans les provinces du Sud la gérance de leurs affaires au niveau local, sans passer obligatoirement par le central.

Bio-express

Mohammed Soukrat est né le 18 décembre 1974, à Oued Zem. Il est titulaire d’un DESS en gestion des affaires locales, de l’université Mohammed V de Rabat. M. Soukrat est chercheur universitaire dans la section de gestion des affaires locales du département de droit public et prépare actuellement un doctorat à l’université de Perpignan en France, sur les litiges liés aux frontières. Mohammed Soukrat est membre de la Ligue européenne des droits de l’Homme et préside plusieurs associations dans la ville de Rabat et Khouribga.

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