Mouvement du 20 février : L’État met un frein à la manipulation

Mouvement du 20 février : L’État met un frein à la manipulation

Après le 20 février, le 20 mars et le 24 avril, l’Etat est intervenu, dimanche 22 mais, pour mettre fin à la manipulation du Mouvement des jeunes du 20 février par le trio Annahj Addimocrati, Al Adl Wal Ihssane et les Salafistes. La manipulation du Mouvement des jeunes du 20 février par les islamistes de Cheikh Yassine, des gauchistes radicaux de Abdellah El Harrif et les Salafistes ne devait pas laisser l’Etat indifférent à partir du moment où c’est la stabilité et la sécurité du pays qui se trouvent aujourd’hui en question. Les risques de dérapages sont tellement considérables que l’Etat est intervenu pour mettre un frein à l’exploitation des revendications légitimes exprimées par les jeunes pour servir des agendas politiques déterminés. C’est ainsi donc que les Adlistes, les Altermondialistes et les Salafistes ont fini par noyauter le Mouvement du 20 février qui a perdu son autonomie. Il est clair, selon les observateurs, que les agendas des islamistes et des gauchistes l’emportent désormais sur la voix des jeunes. Khalid Naciri, ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, a accusé, lundi 23 mai, les islamistes et l’extrême gauche d’attiser les braises de la contestation dans le Royaume sous couvert des manifestations en faveur de réformes démocratiques. C’est ainsi que les forces de l’ordre ont dû intervenir, dimanche 22 mai, dans quelques villes du Royaume pour disperser des manifestations et des marches non autorisées, notamment à Rabat, Casablanca et Oujda. «Sur cent manifestations qui ont eu lieu dimanche, on a enregistré des problèmes dans cinq villes: Rabat, Casablanca, Tanger, Fès et Oujda. Toutes les autres manifestations se sont déroulées en paix», a souligné M. Naciri dans une déclaration à Reuters. «Les pouvoirs publics ont eu affaire à des gens qui utilisent le Mouvement du 20 février pour servir les objectifs liberticides d’Annahj Addimocrati, de Justice et Bienfaisance et du groupe Jihadi». Le ministre a poursuivi en guise d’avertissement : «Le Mouvement du 20 février doit faire attention» faisant allusion à la manipulation des jeunes par les gauchistes, les islamistes et les salafistes. Dans une déclaration à l’AFP, M. Naciri a, par ailleurs, signalé «qu’il n’y aura pas de remise en cause des réformes politiques annoncées récemment au plus haut niveau». Mais selon lui, le Mouvement du 20 février est «phagocyté par les islamistes et par les mouvements de gauche». Désormais, la gestion du dossier de ces trois courants idéologiques par l’Etat prend une nouvelle tournure.

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