MPU : Histoire d’une naissance

Mieux s’armer pour mener une action unifiée dans la véritable guerre qui de position s’annonçait à la fin de l’année 2003 et faire office d’interlocuteur incontournable dans toute formation d’une nouvelle majorité gouvernementale.
C’est dans cet objectif, et dans une conjoncture marquée par une tendance au regroupement des forces politiques, que la Mouvance populaire unifiée a vu le jour, deux semaines de la fin de l’année dernière. Une Mouvance qui comprend trois partis politiques, à savoir le Mouvement populaire (MP) de Mahjoubi Aherdane, le Mouvement national Populaire, de Mohand laenser, et l’Union démocratique (UD) de Bouazza Ikken. Annoncée en grande pompe, cette décision a succédé à bien d’autres.
Elle prolonge, tout d’abord, l’accord parlementaire intervenu entre les deux groupes MP et MNP. Elle se distingue cette fois par un “plus” : l’adjonction de l’UD (Union Démocratique) de Bouazza Ikken. Ce qui donne une configuration quelque peu singulière à cette nouvelle formule, puisque le MP et le MNP sont partie prenante dans l’actuelle majorité, alors que l’UD était dans l’opposition.
Dès la concrétisation de leur union, les trois formations politiques qui la composent ont commencé à parler de la nécessité d’une révision de leur quota au sein du gouvernement afin de l’adapter à leur poids politique que représentent les soixante-quatorze sièges qu’ils occupent à la Chambre des représentants. La Mouvance estime que la « division » a été pénalisante lors de la formation du gouvernement Jettou.
Elle se prévaut non seulement d’une influence électorale certaine, pour peu que la discipline et la coordination sur le terrain ne soient plus qu’une référence de principe, mais aussi, et non sans raison, d’un enracinement dans le « terroir » sur un fond socioculturel dont l’authenticité n’est guère sujette è caution.
Mais des interrogations ne se posent pas moins quant à la portée de cette union. Si un nouvel état d’esprit unitaire prédomine désormais, ira-t-il jusqu’à des accords électoraux conséquents lors des prochains scrutins ? Une question à laquelle Mohand Laenser, interrogé dans un précédant entretien accordé à ALM, a répondu par l’affirmatif. La seconde question porte sur la lisibilité du programme et même du projet de société qu’entend défendre la Mouvance populaire. A cela, la réponse de la MPU est claire : la Mouvance n’est pas une alliance ou un pôle au sens classique du terme, mais une seule famille dont le cours naturel est de se réclamer des mêmes valeurs et dont le chef de file n’est autre que Mahjoubi Aherdane.
En attendant un projet de société concret et commun, un autre projet est en construction, celui d’une fédération, qui verra le jour, nous assure-t-on, dans un délais de six mois.

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