Mustapha Mansouri : «Nous voulons savoir ce qui s’est réellement passé»

Mustapha Mansouri : «Nous voulons savoir ce qui s’est réellement passé»

ALM : Qu’est-ce qui a inspiré au Parlement l’idée d’engager une enquête sur les émeutes de Sidi Ifni ?
Mustapha Mansouri : Lors du 7 juin dernier, il est arrivé des incidents dont nous n’avons pas la certitude. Au lendemain de l’éclatement des incidents, certains médias ont fait état de victimes mortelles alors qu’il n’y en a pas eu un seul d’après des sources officielles. D’autres supports ont rapporté des cas de viols tandis que les autorités locales ont démenti. Vous mesurez donc l’amalgame qui continue de planer sur ces événements. En tant que députés, et donc représentants de la Nation, nous avons non seulement le devoir mais l’obligation d’éclairer l’opinion publique nationale sur ce qui s’est vraiment passé à Sidi Ifni. En même temps, nous voudrions tirer au clair cette affaire qui, pour une raison ou une autre, a été exagérée par certains médias internationaux. Nous voudrions que l’image du Maroc ne soit pas écornée par la propagande ennemie, qui a instrumentalisé cette affaire pour distiller son venin à l’endroit de notre pays.

Qui a été à l’origine de la proposition d’enquête sur les événements de Sidi Ifni ?
Les groupes parlementaires, majorité et opposition comprise, ont été unanimes sur l’exigence d’engager une enquête sur ces événements. Les parlementaires, toutes couleurs politiques confondues, estiment qu’il est de leur devoir d’établir la vérité sur les événements déplorables qu’a connus Sidi Ifni à la fin de la semaine dernière. Et je peux vous assurer que l’équipe d’enquête, qui sera constituée d’un député à raison de chaque groupe parlementaire, s’acquittera de sa mission en dehors de toute interférence. Nous allons mettre à la disposition de cette équipe tous les moyens nécessaires pour qu’elle accomplisse son enquête dans les meilleures conditions, de manière à éclairer l’opinion publique de manière neutre et objective.

Quelles sont les prérogatives de cette commission d’enquête ? Et quelle durée lui avez-vous fixée pour l’achèvement de ses travaux ?
S’agissant des prérogatives, je dois préciser que cette commission ne doit pas se substituer à la justice, ni interférer avec. Elle effectuera son travail indépendamment de celui des autorités de tutelle. La commission a le droit d’interpeller le gouvernement, ou la justice, en cas de dépassements. En ce qui concerne la durée qui lui sera impartie pour l’exécution de son travail, la règle veut qu’elle ne dépasse pas trois mois au maximum.

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