Noureddine Bilali : «On ne connaît de la bande criminelle du Polisario que les réactions aveugles»

Noureddine Bilali : «On ne connaît de la bande criminelle du Polisario que les réactions aveugles»

ALM : Le Polisario a mis les membres de la famille de Sidi Mouloud sous siège et les a privés des aides humanitaires. Qu’en dites-vous ?
Noureddine Bilali : Nous avons des informations à propos d’une réaction violente des dirigeants du Polisario suite aux déclarations de Ould Sidi Mouloud. Il y a eu des réunions entre le chef du Polisario et les chefs des tribus pour éviter tout incident indésirable. L’on ne connaît de la bande criminelle du Polisario que les réactions aveugles, mal calculées et illogiques. Si l’information de la privation des membres de sa famille des aides humanitaires internationales s’avère vraie, ceci constituerait une faute grave. Ces aides ne doivent pas être utilisées comme outil de pression politique à partir du moment où elles sont acheminées par des organisations humanitaires à des personnes qui en dépendent.

Pensez-vous que l’Algérie va permettre à Ould Sidi Mouloud  de rejoindre sa famille ?
Suivant la logique, une personne qui n’a fait qu’exprimer librement son opinion à propos d’une situation ne peut faire l’objet de persécution. Personne n’a obligé Sidi Mouloud de faire le déplacement au Maroc pour faire une déclaration en faveur du plan d’autonomie. Son initiative traduit ses convictions personnelles. Je pense que l’Algérie ne va pas permettre à Sidi Mouloud de rejoindre sa famille à Tindouf. Et même supposons qu’elle lui accorde l’accès, il va être automatiquement persécuté.

Comment expliquez-vous l’absence jusqu’à présent d’une réaction officielle du Polisario ?
Ceci s’explique par la volonté du Polisario de faire passer inaperçue la sortie médiatique de cet inspecteur de la police du Polisario. Il est de l’intérêt du front Polisario de ne pas accorder une grande importance à cet événement. La seule réaction qu’il y a eue c’est celle de Brahim Ghali, ambassadeur du front séparatiste à Alger, qui a qualifié Sidi Mouloud de traître. Ce n’est nullement surprenant. Le Polisario a pris l’habitude de qualifier ceux qui se dévient de sa ligne politique de traîtres et de les réprimer par la suite. En fait, le Polisario se contredit avec lui-même en adoptant cette position. Car d’une part, il ne cesse d’appeler à une solution démocratique au conflit du Sahara, mais d’autre part, ce front n’est nullement démocratique à l’égard de ceux qui expriment une position politique contraire à la sienne.

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